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The Little Rabbits (Live Atomik Circus)

+ Jeffrey Lewis
+ Naïm Amor
Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen)
vendredi 22 octobre 2004

Quelqu’un m’avait dit « tu verras, Naïm Amor, c’est plutôt rock américain genre Songs Ohia ». Il ne se serait pas foutu de ma gueule, celui-là ? L’hurluberlu échappé d’Amor Belhom Duo fait dans le rock américain mais sans Amérique. Ou avec une vision d’Amérique qui n’est pas la nôtre. Ces bidouillages guitaristiques, espèce de Crazy Horse à lui tout seul, mon œil, peinent à convaincre. Hop, on passe aux suivants.

Les Frères Lewis, plaisant d’avoir à faire avec ces oiseaux-là. Après de mémorables performances (mes oreilles en sifflent encore) à Ground Zero et au Pop In, ils concluaient leur tournée européenne par cette vraie-fausse deuxième partie. Toujours aussi showmen, les lascars ! Jack en imper' ou torse nu (avec un collier immonde de grosses boules marron), et Jeffrey version sobre et juvénile. Accompagnés des habituels Néman et de leur timide batteur efficace. Comme d’hab', ce fut du rock lo-fi barré, avec des synthés plus pourris tu meurs, et des mélodies atonales troublantes. Mais cette fois, il manquait un peu de folie, serait-ce la fatigue ? Tout ça semblait un peu trop rôdé, dommage. Que cela ne vous empêche pas d’acheter les excellents albums, compadres.

De la folie, les petits lapins roses en firent plus que la démonstration. A l’occasion de quoi, de la sortie en DVD du nanard Atomic Circus ? Il a suffisamment été massacré à sa sortie cet été, ce film qui fait ce qu’il peut avec beaucoup plus de fric qu’en temps normal pour une série Z. Bon, il en avaient fait la musique, il en font la tournée AC les Little Rabbits. Et ce fût grandiloquent, rock mariachi prétexte à jouer des plages de dix minutes juste pour se faire plaisir ou d’incisives plages punk expédiées en deux temps trois mouvements. Ce qui plait même au punk à chien sans chien tellement fauché qu’il pique les bières du chanteur. Un drôle de gaillard celui-là, Stetson sur crâne chauve et grand imper' de cow-boy, sans la poussière, il fait grimper une minette asiatique on stage pour un rappel, et danse un slow avec. T’as raison profites-en, et toi, mec, fais tourner le pétard. Une ambiance psyché pour sauna bondé, des Mains d’Oeuvres métamorphosés ? Me rappelle le concert surprise-happening génial du Jon Spencer Blues Explosion en ces lieux en 2002. Un même mélange de ferveur et de déconne. Que du bonheur, man ? Tu m’expliqueras les étoiles une autre fois, mec. Laisse moi tripper sur ces images merdiques accolées à ce rock du feu de Dieu qui ferait danser ma grand-mère. Et tant pis pour les grincheux qui feraient la fine bouche. Oubliez les défunts Libertines trois minutes, popeux, et venez tripper au rock psyché pour soucoupes de polystyrène.


the-little-rabbits.artistes.universalmusic.fr/
www.thejeffreylewissite.com
www.amormusic.com

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 28/10/2004

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