22/10/2019  |  5247 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/10/2019 à 17:31:11
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
The Datsuns

+ The Elderberries
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
mardi 26 octobre 2004

Toute résistance est inutile, rendez vous ! Essayer de ne pas se laisser emporter par la déferlante heavy rock ourdie par les quatre (faux) frères Datsuns est tout simplement vain, on le savait déjà depuis leur premier passage à la Coopérative de Mai en mars 2003… Mais même en étant prévenu et parfaitement mis en condition par une bandes de jeunots franco-anglais canadiens doués pour le heavy rock - les survoltés The Elderberries, bénéficiant désormais d’un répertoire de compositions désireuses d’en découdre avec l’héritage de Led Zep et AC/DC -, dès l’arrivée des Datsuns sur scène, on a la terrible impression qu’un troupeau de bisons néo-zélandais (ça existe ?) nous piétine la tronche sans aucune précaution ! La troupe, hystérique dès sa sortie des loges, inflige un Get Up ! de circonstance à un public nombreux, jeune et motivé ; si Matt Datsun reste placide tout en cognant quand même ses fûts avec virulence, les deux guitaristes - Phil et Christian Datsun - rivalisent de rapidité pour enchaîner riffs, solos et poses rock ‘n roll, Dolf Datsun - le charismatique chanteur bassiste - se chargeant d’hurler comme un punk électrocuté, à la grande joie de l’assistance.

Voilà le décor est planté, c’est parti pour une heure vingt à fond déclenchant cris, pogos et slams (auxquels participent d'ailleurs joyeusement les Elderberries). Même si certains solos sont un peu trop démonstratifs et si le seul titre lent (What I’ve lost) vient comme un cheveu sur la soupe, les Datsuns ont composé en à peine deux albums une sorte de best of absolument imparable de heavy punk rock : Lady (furibard et violent), Harmonic generator (tout simplement imparable), MF from hell (qui donne envie d’aller pour de bon en enfer), Blacken my thumb (le nouveau single, conçu pour réveiller les morts), In love (ah, ces chœurs !), Messin’ around (et son riff très AC/DC), Transistor (une face B du niveau d’un single)… Chaque titre semble élaboré pour permettre à chacun d’avoir son moment de bravoure : riffs heavy (pour rendre dingue), solos titanesques (pour choquer le fans de garage punk un peu coincés), batterie survoltée (pour monter dans les tours) et bien sûr un chant gueulé avec conviction (pour achever les derniers survivants). La combinaison de tous ses éléments, auquels on pourrait ajouter un sens du spectacle inné et un enthousiasme communicatif, suffit à engendrer un show du Tonnerre de Dieu.
Celui-ci se termine avec un titre ultra rock au refrain fédérateur : un Freeze Sucker d’anthologie, étiré au maximum en solos (un peu trop virtuoses mais finalement assez drôles) et breaks bien placés. A la fin, Dolf et Phil se jettent dans la foule pour rejoindre leurs fans déchaînés, laissant une charmante blonde s’occuper de la basse. Les Datsuns sont définitivement à éviter (sur disque et sur scène) si vous souffrez de tension artérielle élevée : votre cœur pourrait bien lâcher devant une telle incitation à l’hystérie collective…

A consulter également : une interview de The Datsuns, le comptes-rendu de leur concert aux Eurockéennes de Belfort 2003, les chroniques des deux puissants disques des Datsuns (Outta sight / Outta mind et The Datsuns), ainsi qu'une chronique d'un concert des Elderberries Aux quatre vents

(Photo Jean-Pascal Blache, mars 2003)


www.thedatsuns.com

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 28/10/2004

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire