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Soirée GLORIA #11 : The Embrooks + The Blue Van

Nouveau Casino (Paris)
vendredi 11 février 2005

Le délire Gloria ! Cette sympathique caravane pop sixties garage rock, importée de Londres en nos contrées parisiennes, n’en finit pas de séduire les mods éplorés, et tous les autres. Autrement plus drôles et convaincants qu’un certain Nouveau rock’n’roll français qui sent curieusement le ranci. Et pourtant, c’est le même mec, Sean McClusky et ses acolytes, derrière ces deux manifestations pop. Donc cette 11ème édition Gloria avec les Danois lookés de Blue Van ressuscitant espièglement les Who et les angliches garage de The Embrooks réinventant, avec leurs propres marques, le rock psyché avec des chœurs pop.

The Blue Van, quatre danois et au moins trois sosies. Le bassiste, simili Jarvis Cocker, se démène comme c’est pas possible, inventant des contorsions, des sauts périlleux et autres avatars issus du rock’n’roll circus. Acclamé, le kid. Le chanteur, croisement des deux meilleures stars des Who. Le clavier, presque Scott Walker, dansant sur son piano. Et le batteur, au fond, dissimulé, mais pas innocent. Et tout ça pour un réjouissant show circa 68-72, avec sauts, moulinets de guitares, tremolo gutturaux et autres joyeusetés de l’époque. Trop cool, ce délire, qui met la foule dans un état pas possible.

Et puis, après la récréation, l’arène des fauves. Après le jeu, le grand jeu. Un trio looké, trois anglais, une batteuse et deux guitaristes, et une pop chewing-gum tout ce qu’il y a de plus rock’n’roll et c’est le pied. Les titres défilent, les guitares se défoulent, la foule de la fosse en redemande, et la liesse saisit tout le monde, aidée par ces ébats de grande classe. Le son est purement un peu crade, juste, parfait et puissant. Hou hou hou en chœurs de circonstance, entre deux mâchonnements subliminaux d’un chewing-gum qui semble lui coller au palais, le chanteur bedonnant ne manque pas de glamour vache. Le bassiste nous gratifie d’offrandes de ses parties mises en avant par son pantalon rayé moulant, guitare phallique en avant, les filles du premier rang sont ravies. Et c’est moins épuisant pour lui que les sauts de cabri épuisants du précédent exécutant. Et cette batteuse croisement de Shirley Manson extraite de ses ordures et de Moe Tucker, elle a un abattage monstrueux. Une putain de bonne soirée à la cool !


www.gloriaclub.fr/
www.embrooks.freeserve.co.uk/


auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 17/02/2005

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