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Black Session #226 : The Dears

Studio 105, Maison de la Radio (Paris)
lundi 21 février 2005

Et voilà, la déferlante canadienne est lancée ! The Dears ouvrait le bal en 226e Black Session ce lundi 21 février et les immanquables Arcade Fire seront au Nouveau Casino le jeudi 10 mars. Repérés au Festival South by Southwest par l’ex-Cocteau Twins Simon Raymonde, Mr Bella Union, ils se lancent (enfin ?) à l’assaut de l’Europe.

D'entrée le combo balançait un morceau de 15 minutes, psychédélisme larvé, le parfaitement noisy Postcard From Purgatory et Murray, rocker d'ébène, s'en donnait à cœur joie entre riffs et distorsions bruitistes, suivi au poil par son excellent groupe. Et la succédanée nervure punk Never Destroy Us finissait de nous exploser les oreilles. Lenoir nous avait prévenus. Et ça ne faisait que commencer.

Quelques mois après l'excellentissime No Cities Left, re-faisons les présentations : quatre mecs pour deux filles. Le leader Murray A.Lightburn, chanteur d'envergure, se trouvait au centre avec sa guitare et ses claviers. Les deux minettes Natalia Yanchak, claviers et chant et Valerie Jodoin-Keaton, claviers et flûte, étaient à sa gauche. Et à sa droite, Martin Pelland, le bassiste faisait aussi les chœurs. Les quatre formaient une sorte de ligne. Et derrière, Joseph Donovan, le guitariste, et George Donoso III, le batteur, finissaient de former la pyramide dans l'espace.

Plus intéressant que TV On The Radio, ce sextet canadien nous emballait en rock instrumental surpuissant mais savait aussi séduire avec un rock plus pop, plus mélancolique, sur les presque balades new wave Lost In The Plot ou The Second Part qui paraissaient littéralement transporter Murray. Hanté de fantômes soul autant que blues, ce fils de prêcheur a quand même connu un vrai parcours du combattant et 9 ans de galère pour arriver ce soir à la Maison de la Radio. Humble, timide, il en était sûrement fier intérieurement. Petit à petit il se relâchait, décochait des œillades à l'ermite Bernard, ou bien esquissait un sourire. Un ours sensible, ça nous fait immédiatement fondre. Sonic Youthien sans les scories, The Dears assure son rock racé et nerveux. Presque vertigineux.

Et le finale blues acoustique ne nous donnait qu'une envie, celle de les revoir au plus vite.

Tracklisting :

Postcard From Purgatory
Never Destroy Us
We Can Have It
Gang Of Losers
High Above A Lake Of Fire
The Second Part
Lost In The Plot
Who Are You, Defenders Of The Universe ?
22:The Death Of All The Romance
Heartless Romantic


www.thedears.org
www.v2.fr

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 28/02/2005

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