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The Secret Machines

+ Modey Lemon
La Boule Noire (Paris)
lundi 21 mars 2005

En première partie : Modey Lemon, un trio basse guitare batterie. Le chanteur, maigre et élégant crache ses tripes sur la scène. Il arrive souvent au bassiste de délaisser son instrument pour prendre le contrôle des claviers. Une violence sourde sous des atours pop, c’est ainsi que se présente ce combo de Pittsburgh. Ah oui, il y a aussi leur drapeau (Black Flag ?) pour compléter le tableau. Donc rien de révolutionnaire mais un sacré bon moment de rock’n’roll. Le batteur est un véritable spectacle à lui tout seul, croisement dégénéré d’un Che sous acides et de l’avocat véreux incarné par Benicio Del Toro dans Las Vegas Parano. Vous voyez le genre… Mais rien ne vaut plus chez eux que cette bonne et longue ultime odyssée sonique (annonciatrice de ce qui allait suivre, par ailleurs), du Windsor For The Derby (WFTD) version hard rock 70’s.

J’avais raté le concert parisien de Wilco (si quelqu’un peut m’en faire l’écho, je suis preneur) et je me rattrape largement avec la première incursion européenne des bien discrets The Secret Machines. Késaco ? Encore un trio, jeune, mais autres choses que ces merdes anglaises ou américaines fourguées au kilomètre de décibels. Eh oui, le Wilco expérimental à tendance krautrock germanique 70’s de Jeff Tweedy et Jim O’Rourke fait des émules. Donc un large batteur, content et métronome, un chanteur guitariste tête à claques mais concerné et surtout un pianiste chanteur guitariste remarquable. D’étranges et fascinants néons bleus verticaux plantent le sombre décor, et l’hypnose du set nous prend presque par surprise. Imaginez un Teenage Fan Club psyché décharné qui garderait une ligne rock pure et dure, presqu’autiste. En gros, un hippie rude, deux gueules d’ange pour un mélange efficace et réussi de rock planant allemand, de pop sautillante et de nervosité ricaine. Et une ligne mélodieuse pour tirer le tout vers le très haut (comprenne qui pourra).

A signaler pour ce groupe, un disque toujours inédit (mais chroniqué sur foutraque.com), Now Here Is Nowhere, chez Reprise et distribué par Warner aux States (import, of course).


www.thesecretmachines.com
www.themodeylemon.com

auteur : Stanislas de Guillebon - stan@foutraque.com
chronique publiée le 27/03/2005

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