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Maxïmo Park

Nouveau Casino (Paris)
dimanche 10 avril 2005

Premier concert français pour ces cinq garçons venus de Newcastle. Le groupe a la pression, la salle grouille de rock critics prêts à enflammer la hype ou à dégonfler la baudruche. Outre-Manche, la presse spécialisée les annonce comme des Franz Ferdinand putatifs. Single accrocheur – le percutant Apply some pressure - et leader poseur, Maxïmo Park a tout le nécessaire pour émoustiller les branchés en quête d’une nouvelle sensation britonne. Rajoutez à cela une signature sur le mythique label électro Warp qui intrigue.
Le temps de 45 minutes, le groupe balance le contenu de son premier album, A certain trigger, prévu pour le 16 mai. Les regards se focalisent sur le chanteur Paul Smith, petit Lord des faubourgs au look dohertyien à la suffisance calculée : ce Rastignac des Highlands fait déjà parler. Ce type est né pour ça et ne doute de rien. On sent le potentiel en frasques et déclarations tapageuses. Soutenu par Lukas Wooler aux claviers, Archi Tiku à la basse, le guitariste Duncan Lyod et le batteur Tom English (!), le groupe paie son tribut au rock art school des Jam, Only Ones et Who période mods. Maxïmo Park boxe sur le même terrain que les excellents Futureheads : rock à guitares classique mais raffiné, singles explosifs comme Graffiti ou Now I’m all over the shop.
Dans un premier temps, le public montre une retenue de rigueur, de celui à qui on ne la fait pas ; puis se laisse amadouer devant tant d’efficacité. Paul Smith en rajoute en pose, se tord dans tous les sens, et ponctue chaque morceau d’un jump hargneux.
Premier, mais sûrement pas dernier concert français pour un groupe dont le débarquement sur les couvertures de vos magazines ne saurait tarder.


www.maximopark.com
www.radical-production.fr

auteur : Alexandre Pedro - pedro.alexandre@wanadoo.fr
chronique publiée le 15/04/2005

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