01/04/2020  |  5336 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 31/03/2020 à 16:30:49
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The BellRays + Nashville Pussy

Abordage (Evreux)
vendredi 15 avril 2005

Vendredi 15 avril 2005, un rendez-vous avec l'Histoire avait été fixé au peuple Normand : il allait devoir s'exprimer sur "le rock'n'roll sans limites".
Un débat avait été organisé avec deux groupes Américains familiers des scènes Françaises : les BellRays et Nashville Pussy.
Chacun allait pouvoir se manifester sereinement et librement.
Au suffrage universel et direct, en fonction des prestations du soir et de sa sensibilité, l'électeur-rocker pouvait choisir.
Une atmosphère de référendum mémorable régnait, en pénétrant au sein de l'Abordage.
On y constatait une mobilisation sans précédent (99,9% des inscrits s'étaient déplacés !).

Lisa Kekaula des BellRays de manier immédiatement, devant l'auditoire, le oui en VF, tout en ajoutant, déterminée, I wanna hear you !
Et les BellRays, de défendre leurs propres couleurs, en tentant une approche un peu plus soul -limite free-jazz- qu'à l'accoutumée.
Peut-être un désir de séduire le (trop) rare électorat féminin et de convaincre encore certains indécis ?
Lisa cèdera à la tentation du bain de foule : en effet, en pleine campagne, il ne faut pas hésiter à mouiller la chemise et aller à la rencontre de celui qui n'ose pas prononcer un oui, avec fermeté.
Tony Fate, as de la 6 cordes, ravivera la foule, avec des envolées métalliques dont il a le secret, afin de conforter ses adeptes et réaffirmer que son programme est décidemment, sans faille.
A la fin du show des BellRays, aucune hésitation n'était possible : on ne pouvait que saluer le combo soul-punk et lui offrir notre bulletin, sans réserve...

Les 4 membres de Nashville Pussy gagnaient les planches, volontaires et bourrés d' arguments.
Blaine Cartwright, mentor des Pussy (à situer physiquement entre Panoramix et José Bové), de renchérir, avec des Je t'aime la France, mon amour ainsi que des mercis à la cantonnade.
Le monsieur semble être un habitué des grands meetings...
Le quatuor s'exprime d'une seule voix : il lui faut l'approbation de tous, posséder tout et tout de suite.
Parité oblige, deux filles jouent dans le groupe (une guitariste et une bassiste) et nul doute que leur présence penchera dans la balance en fin de scrutin.
Go motherfucker go ou encore Say something nasty scande Cartwright, le ton est populaire mais fraternel et chaleureux.
Se revendiquant ouvertement AC/DCien, Shoot to thrill sera admirablement repris, Nashville Pussy a le don des petites phrases qui font mouches.
Durant 90 minutes, les adeptes du Pussy assèneront un discours fondamental et terriblement impressionnant.

Si un bilan devait être rapidement effectué concernant cette soirée, ce serait le suivant :
N'ayons pas peur de dire qu'il s'agit d'un plébiscite total pour "le rock'n'roll sans limites", avec une légère avance des Nashville Pussy en terme de votes sur les BellRays...
Samedi 16 avril 2005, les deux formations reprenaient la route, pour plaider auprès des Grecs à Athènes.

Un référendum ne se gagne pas en une soirée.




www.nashvillepussy.com
www.thebellrays.com
www.abordage.net

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 16/04/2005

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