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The Rakes

+ Skweeze Me, Pleeze Me
Le Grand Mix (Tourcoing)
mercredi 2 novembre 2005

The Rakes, c’est un peu le retour du rock, troisième génération. Après la « Strokes generation » et la « Franz Ferdinand generation », voici venir la turbulente jeunesse londonienne qui débite du tube NME au kilomètre. The Rakes, dans ce genre, surpasse probablement The Others et toute la bande. On attendait en tout cas ce concert au Grand Mix pour s’en persuader.

Première observation : The Rakes (« les ringards ») sont effectivement un poil plus ringards que la moyenne et affichent un look de Franz Ferdinand de province. Moins bien habillés que les Ecossais, ils sont en revanche bien plus énergiques que Bloc Party, ce qui n’est certes pas un exploit. En fait, c’est un vrai groupe de freaks comme la branchitude rock n’en fait plus. Face à la lumière, le chanteur, hyper maniéré, est aussi remuant que le bout de sa ceinture. A sa gauche, le guitariste est un nerd que son marchand de fringues n’a même pas osé relooker rock. Le bassiste, lui, se la joue à l’allemande avec une droiture et une rigueur toute Kraftwerkienne. Quant au batteur, on a peu oublié sa gueule.

Sur le plan musical, The Rakes embrasse tout un pan du rock anglaise, en partant du post-punk (Joy Division) pour rejoindre la pop 90’s (Pulp). Et comme il fallait s’y attendre, ils cherchent le tube pop à chaque frétillement de leurs instruments. Du coup, toutes les attaques de chansons comportent un riff à faire se pâmer les filles du premier rang. Mais problème, sur une chanson sur deux, la suite est plus mollassonne, le gimmick est là, pas la mélodie. Rayon réussites impeccables, on retient quand même l’explosivité de Strasbourg, les onomatopées d’Open Book ou la gouaille de Work, Work, Work (Pub, Club, Sleep). Et puis on se dit que tant qu’il y a des groupies, c’est bien que le groupe à mèche vaut fondamentalement le coup. Le concert se finit d’ailleurs avec un envahissement tout relatif de la scène par quelques fans un peu jeunes et un peu hystériques. C’est très drôle car ce n’est pas fréquent dans un Grand Mix habitué à plus de retenue.

En première partie, Skweeze Me, Pleeze Me, groupe du cru, n’avait pas soulevé la foule. Un look d’étudiants attardés pour une musique d’étudiants attardés, ça manquait quand même un peu de mordant.


www.therakes.co.uk
skweezeme.pleezeme.free.fr
www.legrandmix.com

auteur : Vincent Glad - vincent[at]foutraque.com
chronique publiée le 12/11/2005

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