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Robert Plant and the Strange Sensation

+ Th' Legendary Shack*Shakers
La Médoquine (Bordeaux)
dimanche 13 novembre 2005

22h05. Fin de spectacle, devant la buvette de la Médoquine, une fille d’une vingtaine d’années s’adressant à son père : « C’est la première fois que je paye aussi cher pour voir un concert … ». Réponse du papa averti : « C’est le prix à payer pour voir une légende ! » (44 euros - Nda). Merci monsieur que je ne connais pas mais c’est la réponse que je donnerai à ma fille dans quelques années… Car légende vivante il y a et elles ne sont plus nombreuses à effectuer de telles tournées. 11ème depuis 1983 avec ou non des passages en France (3ème sur Bordeaux après 1993 et 1998 avec Page), autant dire que l’événement est de taille et les 2500 personnes présentes ce soir l’ont bien compris.


(Photo : Robert Gil - LockuHome)

Après une première partie très énergique des sympathiques Th' Legendary Shack*Shakers, combo mené par un JD Wilkes monté sur ressort et originaire de Nashville, Tennessee, Robert Plant, accompagné des Strange Sensation, partenaires de route depuis 4 ans, monte sur les planches recouvertes de tapis orientaux parfumés à l’encens. Shine it all around ouvre le bal de deux heures de plaisir pour les « cages à miel ». Tin pan valley ou Dancing in heaven (présentée comme si c’était une reprise de Coldplay - référence à leur MTV Award de meilleure chanson avec Speed of sound) ravissent un public quinquagénaire attentif aux moindres notes Zeppeliniennes… Ce qui arrivera, Black dog et son riff ravageur entrecoupé de LA voix du rock, celle d’un groupe qui représente le fondement et l’inspiration de tout ce qui a pu survivre aux années 70. Plant, tout vêtu de noir, a une présence énorme, la grande classe à 57 ans, remis d’un accident de voiture (1975), de la disparition tragique de son fils en 1977 et du décès de John Bonham le 25 septembre 1980. Malgré drogues et alcool, Bob est toujours bel et bien présent, et il va le prouver, une fois de plus ! Going to California (Led Zep IV- 1971) fantastique, précède une reprise de 1956 présente sur Mighty rearranger (dernier opus - 2005), Let the four winds blow, extraordinaire. Autres perles de la soirée Gallows pole (Led Zep III - 1970), puis Hey Joe qu’il présente comme une chanson de son ami Jimi Hendrix. Les guitaristes Skin Tyson et Justin Adams alternent les instruments acoustiques et électriques avec dextérité. Difficile de remplacer un Jimmy Page qu’on rêverait de voir apparaître. Beaucoup de titres joués ce soir ont une consonance orientale ou indienne. C’est le cas de l’introduction de la dernière chanson qui débute avec des rythmes synthétiques joués par John Baggott (très bon), et qui fera exploser la Médoquine pour marquer deux heures d’un concert suspendu aux lèvres de Robert Plant. Whole lotta love, et son final en version originale ravissent. Je quitte la Médoquine après avoir salué le chanteur des Legendary Shack*Shakers, en rêvant d’avoir partagé un morceau d’histoire avec une icône qui brillera un jour aux côtés de Jim Morrison, Kurt Cobain, Jimi Hendrix ou Joe Strummer


www.robertplant.com
www.cockadoodledont.com
www.medoquine.com

auteur : Diego Lagaute - lagaute.diego@free.fr
chronique publiée le 14/11/2005

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