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Les Wampas

+ Tony Truant
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
jeudi 22 mai 2003

Alors que les médias s'emparent du phénomène Chirac en prison, retour sur un furieux concert des Wampas en 2003. Ce soir-là, un certain Tony Truant officait en première partie ; il a désormais l'insigne honneur d'être un Wampas à part entière, comme deuxième guitariste, en remplacement de Joseph Dahan. Avec ce nouvel hurluberlu dans la troupe, la tournée 2006 promet décidément beaucoup ! Récit d'une soirée rock 'n rollement hilarante...

En bon souverain du rock ‘n’ roll, Didier Wampas s’est permis d’inviter son ami Tony Truant - ex guitariste des Dogs - en première partie. Ce personnage à la coiffure ébouriffée mérite réellement d’être vu en chair et en os, son power trio de rockabpsychopunkbilly est en effet immanquable sur scène !
Certes, au début, on a un peu l’impression de voir un Alain Souchon rock ‘n’ roll mais, après, on se dit que non, l'auteur de Foule sentimentale ne joue pas dans ce registre en concert : hurler comme un possédé, arpenter la scène en courant pour mieux décocher des riffs rockabilly, jeter son pied de micro dans le public et faire une chanson au milieu des gens, intituler une chanson J’ai pris du speed pour tenter d’être moins stupide
Tout le monde est au diapason car le batteur semble totalement dans son monde et cogne comme une furie sur son outil de travail ; le bassiste, quant à lui, est rock ‘n roll à souhait. Galvanisé par l’accueil chaleureux du public, Tony Truant entonne même un morceau des Wampas : Toto, un hymne assez particulier aux regrettables auteurs de nombreux tubes FM que je ne citerais pas par respect envers les victimes… Merci Didier pour la bouleversante découverte de Tony Truant.


A la Coopérative de Mai en 2000, on était repartis conquis avec, en plus, la bise de Didier, le 7 mai 2003 à Sannois, on avait eu mal aux zygomatiques à force de rire des facéties de DW. On se disait donc que cette fois-ci on allait être heureux de revoir Les Wampas, mais sans plus… Grossière erreur ! La leçon de la journée : Les Wampas sont meilleurs à chaque fois et réservent toujours des surprises.

Déjà, l’entrée en scène de Didier est mémorable. Sur une musique royale, il arrive porté par de solides gaillards sur un « trône » emprunté aux loges de la Coopé. Puis, dans sa grande bonté, il descend de son piédestal et enchaîne par le puissamment crétin dont le message est : « Didier Wampas est le roi ». La soirée est placée sous les meilleurs augures, les 600 personnes présentes dans la grande Coopé vont être satellisées de joie par l’énergie, l’humour et la classe rock de cinq Wampas en forme olympique. Les absents ont eu tort, forcément. Si on pense que Superbus a attiré 1000 personnes ici même le 17 mai, c’est à s’en arracher les cheveux de rage. De toute façon, Didier s’était vengé préventivement en leur balançant des pétards sur scène au Printemps de Bourges.
Fidèle à ses mauvaises habitudes, le « leader » des Wampas est dans un état second et entend à peine ses compères qui jouent derrière pour soutenir ses facéties vocales et physiques… Cet homme de 41 ans a la capacité de rendre heureuse une salle entière en 2 minutes. Les titres punk, les slows et les moments de rigolades s’enchaînent à toute vitesse. Au septième ciel au cours de la soirée entière, on jubile particulièrement sur Denise (my love), un titre répété lors des balances et rajouté sur la set list à la demande d’un fan transi (bon d’accord, j’avoue, c’est moi).
Toujours aussi cascadeur, Didier monte sur une chaise portée par le public et… se vautre lamentablement. Pas de problème, comme Jalabert, il remonte sur sa monture en grimaçant et il emporte le morceau. Peu de temps après, il accomplit même l’exploit de la soirée : un inédit « slam sandwich ». Résumé des faits… Une jeune femme monte sur scène et se jette à plat ventre sur la foule… Jusque là, c’est la routine, je sais, mais Didier, fou de désir, se jette sur elle et c’est parti pour une promenade à deux au-dessus des têtes ! Quelques secondes après, c’est le record du monde. Un troisième larron monte sur Didier : à trois, c’est quand même mieux…
Après un Jalabert d’anthologie, c’est le moment du Kiss, on se place volontairement sur la route du roi pour avoir l'honneur d’une bise du roi sur la joue… On se quitte bons amis sur Petite fille et un titre rajouté en réponse à la ferveur du public, littéralement chauffé à blanc… Il semble bien qu’en ce 22 mai 2003, c’était Noël à la Coopérative de Mai !


A lire également, une interview de Didier Wampas avant ce concert, et une autre interview réalisée en février 2003, ainsi que des chroniques des dernières sorties des Wampas (Chirac en prison, For the rock, Never trust a dvd !, Never trust a live !, Never trust a guy who after having been a punk is now playing electro) et des comptes rendus de concerts des Wampas à la Coopérative de Mai en 2000 avec les Hives, à l'EMB à Sannois, à L'Olympia, aux Eurockéennes de Belfort 2003, aux Efferv'Essonne 2003 et au Nouveau Casino, en novembre 2005...

(Photo Jean-Pascal Blache)


www.wampas.com
www.lacoope.com


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 19/01/2006

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