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Clap Your Hands Say Yeah

+ Dr. Dog
Trabendo (Paris)
lundi 13 février 2006

Clap Your Hands Say… M’ouais !

Le quintet new-yorkais était attendu de pied ferme, pour sa seule date française de ce début d’année, si l’on met de côté deux apparitions médiatiques fort courues (Black Session chez Lenoir et enregistrement de L’album de la semaine pour Canal+).
Le buzz autour du groupe, savamment orchestré ces derniers mois par quelques webzines et blogs mp3 prescripteurs, semblant quand même perdre de sa vigueur au fur et à mesure de ses apparitions scéniques, il paraissait nécessaire de voir au plus vite le phénomène en live… avant que tout ça ne fasse « pschittt », comme dirait l’impayable hôte du Faubourg Saint-Honoré ?

Passée une première partie plutôt sympathique (Dr. Dog), l’apparition du groupe qui aurait bien mérité un Grammy Award spécial pour l’originalité de son patronyme déclenche quelques vivats soutenus dans la foule (Trabendo complet depuis des lustres).
Peu charismatiques, les 5 musiciens ont cependant du mal à briser la glace, et dès les premières mesures, l’ennui guette dans la salle, justifiant les « Wake up ! / Réveillez-vous ! » assez vite lancés par une spectatrice certainement courroucée.
La fosse apathique, les musiciens également (seul le grand échalas aux claviers - qui produit à l’occasion des sons à la Grandaddy - semble prendre son pied), on assiste à une prestation ronronnante, pas forcément mauvaise mais assez quelconque. Le son est plutôt bon, la voix du leader, que d’aucuns trouvent insupportable (un improbable mélange Thom Yorke / David Byrne / Duffy Duck), est bien mise en avant et convainc plus que lors de la dernière Black Session ; les musiciens, sans être des virtuoses, manient plutôt bien leurs instruments. Seulement, gros souci : les versions délivrées ce soir sont vraiment en deçà du résultat studio, la prestation collective manquant singulièrement de folie et d'allant. Même l’ébouriffant Upon This Tidal Wave Of Young Blood, dont la conclusion sur disque, avec des vocaux à la limite de la justesse, rend complètement dingue, ne trouve qu’un écho étouffé sur scène : ce sera malgré tout l’un des rares moments de « convulsion » d’une partie de la fosse. Soyons juste, quand même : les quelques nouveaux titres joués ont un potentiel certain et laissent augurer un deuxième album prometteur. Que dire de la reprise de Neil Young, le fameux Helpless, proposée en toute fin de set, en compagnie des membres de Dr. Dog, après 1h15 de « présence » scénique ? Si mon voisin a cru y entendre une cover des Guns N’ Roses (confusion, en fait, avec le Knock in Heaven’s Door dylanien), ce n’est peut être pas tout à fait un hasard !

Bref, le groupe nous doit indubitablement une revanche. Et l’on aimerait bien y assister lors d’une date commune avec leurs amis de The National, auxquels ils se mesurent régulièrement au soccer (si l’on en croit la presse, le dernier match a donné les équipiers de Matt Berninger vainqueurs 7 à 5, leur permettant d’empocher le fameux trophée de la National-CYHSY Cup). Sur scène, pour l’instant, le fossé est encore plus grand entre les deux « équipes » : vite, un « coach », pour Alec Ounsworth et ses partenaires !


www.clapyourhandssayyeah.com
www.drdogmusic.com
www.radical-production.fr

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
chronique publiée le 15/02/2006

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