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Jet

+ The Stands
Nouveau Casino (Paris)
mardi 17 février 2004

Dans un début de semaine marqué par moult turbulences aériennes (grève des contrôleurs, liquidation d'Air Littoral), Jet, formation australienne coqueluche de la presse anglo-saxonne, allait-elle se "crasher" sur l'autel de la hype ?

Auteurs de singles absolument imparables (Are you gonna be my girl, Rollover Dj), les 4 gandins de Jet exacerbent les passions, même sur le sol français, puisque, seulement auteurs d'un premier album inégal (Get born), ils parviennent sans coup férir à remplir le Nouveau Casino, fréquenté en ce mardi par une faune assez disparate.

The Stands a le rude privilège d'ouvrir ce soir, comme sur l'ensemble des prochaines dates hexagonales. Ayant certainement biberonné au son de l'unique album des La's (le groupe de Lee Mavers et John Power ayant d'ailleurs annoncé ces jours-ci sa reformation), les 4 liverpuldiens de The Stands offrent un set absolument charmant, dôté d'un son tout en finesse : leurs mélodies sont belles, les voix d'une délicatesse enchanteresse, leur technique parfaite (quel batteur notamment !), tout cela donnant envie d'en savoir un peu plus sur l'album éponyme qui vient tout juste d'atterir dans les bacs.

Après une escale assez longue, l'occasion pour nombre techniciens de s'affairer sur le tarmac, Jet se présente en bout de piste, respectant les horaires à la minute près (21h30). Premier constat, effrayant : le son, digne d'un 747 au décollage, occasionne quelques replis salvateurs vers le fond de salle. Dès les premières notes, le commandant de bord Cameron Muncey et son équipage (Chris Cester, Mark Wilson et Nick Cester) se font un malin plaisir d'anéantir les capacités de résistance adverse : ça joue bien trop fort, et du coup, le plaisir d'assister à un tel meeting s'estompe assez vite. Certes, les quelques acrobaties prévues (les singles précités) sont assez bien maîtrisées, mais dans l'ensemble le niveau est plus proche d'une réunion de seconde division rock que de la crème de la crème. On ne quitte le plancher des vaches que trop rarement, les turbulences sont quasi absentes (certains s'en réjouiront !) et les hôtesses ne sont même pas là pour détourner l'attention d'une performance aux manettes fort convenue.

Niveau technique passable, présence fantomatique (quelques tirades à peine bredouillées), morgue insupportable (le guitariste Nick Cester) : ces 4 australiens ont besoin de progresser sous peine de fréquenter bientôt les aérogares de villes où les pub-rock foisonnent, plutôt que les aéroports internationaux qui constituent actuellement leur quotidien...


www.jettheband.com/

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
chronique publiée le 17/02/2004

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