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The Servant - Eurostar London Coming

Le Showcase (Paris)
samedi 27 janvier 2007

La nouvelle soirée Eurostar London Coming (après Badly Drawn Boy et Lily Allen en 2006) organisée au Showcase avait pour invité principal The Servant.

Intérieur / extérieur : avec près de 4 millions d'euros de travaux pour restaurer un ancien hangar à bateaux, le résultat se devait d'être à la hauteur. C'est plutôt réussi. Même le quai jouxtant le Showcase semble avoir été rénové (pas de SDF, ni de promeneurs mâles solitaires en vue et un souterrain dépourvu d'odeurs particulièrement nauséabondes). A l'intérieur, des canapés en cuir, un long bar central à l'architecture travaillée, des sièges design, des lumières tamisées, bref du 100% tendance, coco !
Men in black : une armada de serveurs -fatalement beaux gosses et de noir vêtus, à noter l'absence de filles- est chargée de récupérer les quelques verres accumulés sur les tables, tandis que les boys s'activent à honorer les commandes, derrière le comptoir : l'alcool doit couler, pour des motifs économiques, et à tendance à se répandre, sans modération, pour teufer, quoi !
La classe moyenne : de 4 euros pour un shot à la fraise à 1 200 euros pour un magnum de Dom Pérignon rosé, la classe moyenne (qui toucherait 4 000 euros par mois, d'après des sources ministérielles) peut se lâcher totalement et oublier la crise économique et sociale, tout en composant son code de carte bleue. Et se trémousser face à un groupe pop, une coupe de champ' à la main, ça déchire.
L'îlot de la tentation : les casteurs de "L'île de la tentation" auraient pu s'en donner à coeur-joie, au cour de la soirée. Parmi les guests, de la pouf' au mètre et du minet gominé qui se la pète. Et puis des fans de musique anonymes et humbles auditeurs de Ouï FM ou spectateurs de MTV.
Not too many Dj's : la platine ou les CD's ne cessent de couiner avant le concert, avec de grands moments de solitude. Etait-ce dû à des des rayures intempestives sur les disques ou à l'inexpérience du manipulateur de rondelles ? Mystère ! Mais une enquête devrait être diligentée illico-presto.
Too drunk : autant le premier groupe invité I Love The Lovers (remplaçants au pied levé des Cazals, pour cause de batteur malade) était anecdotique, il n'était pas utile de daigner se lever pour aller apercevoir 15 minutes de soupe british "toute pourrie", autant avec The Servant, on aurait pu espérer davantage que la piètre prestation offerte.
Un sentiment de supercherie gagnait les esprits : imaginez le premier mec bourré venu qui s'emparerait du micro, sans savoir réellement pourquoi tout en baragouinant deux ou trois phrases dénuées de sens en français -avec l'accent "so nice"- et en demeurant approximatif tout au long du set. Le reste du groupe étant de surcroît inexistant. Fort heureusement le gang a composé trois tubes (Liquefy, Orchestra et How to destroy a relationship), cela compensera un peu, malgré une acoustique pas encore au point.
A peine sorti du Showcase, on songe déjà au prochain concert pour se réconcilier avec la musique live.


eurostar.londoncoming.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 31/01/2007

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