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Bloodhound Gang

Boule noire (Paris)
samedi 13 octobre 2007

"What a show" peut-on lire sur le site de Bloodhound Gang, en guise de commentaire du concert du groupe à la Boule Noire. Quelle "putain de claque" pourrait-on ajouter ! Une sorte de Barnum trash et sans limites était, en effet, de passage à Paris samedi 13 octobre. Un spectacle vivant où chacun en aura pour son argent, ses yeux, ses oreilles voire son gosier...

Bloodhound Gang ne ressemble à aucune autre formation connue : une sorte d'hydre brassant rythmiques hip-hop, culture pop et métal, ouverture d'esprit indéniable et un sens du délire et de la répartie incroyables. Jimmy Pop, fondateur du Gang, la trentaine passée et la casquette vissée sur la tête se fera attendre. Mais une fois sur les planches, tout tournera autour du personnage ambigu et potache, qui aime se faire railler par un "Jimmy Pop is a homosexual". Interpellant son colossal bassiste, Evil, qui servira des bières aux premiers rangs toute la soirée : "How do you say gay in French ?" , ce dernier lui répondra "French !" . Bien conscient de l'événement tragique pour la planète entière qui se déroulait au Stade de France au même moment, Pop dévoilera fièrement un maillot bleu de foot (!) estampillé Numéro 10 et une écharpe Cocorico et ne manquera de faire annoncer le score du duel fratricide, avec régularité. Autoproclamé parmi les 3 plus grands idiots vivants sur la Terre, plaçant George W Bush en seconde position et Johnny Knoxville (aka Jackass) sur la plus haute marche, Bloodhound Gang reprendra C'est comme ça des Rita Mitsouko en yaourt, fera chanter la Marseillaise au public (allant quasiment de 7 à 77 ans) et rappellera avec émotion, que son premier show en Europe fut aux Transmusicales de Rennes en 1995. Au sein d'une Boule Noire poisseuse, les 300 spectateurs auront droit à un effeuillage d'un mâle fier de l'être et fan transi du groupe (qui sera rejoint par un concurrent), à des stage-divings masculins et féminins en permanence -ce qui est devenu rare à cause du fameux principe de précaution- et surtout à une performance mêlant entertainment et efficacité artistique.

Alors que le rappel tardait à intervenir, Lüpüs Thünder, guitariste au look très Suicidal Tendencies, indiquera que Jimmy Pop voulait s'écouter un album de Slayer avant de venir rappeler à tous que The roof is on fire... Esquissant un des riffs les plus mortels des auteurs de Reign in blood -en vain car trop alcoolisé- Lüpüs entamera Firewater Burn (hymne des héros du film Fahrenheit 9/11) pour achever la prestation dans le plus génial des délires. Un vrai pur moment de rock'n'roll !

PS - merci Elizabeth

Album recommandé : One fierce beer coaster




www.bloodhoundgang.com
www.myspace.com/aliasproduction
www.neufstream.com/video/x37gl8_bloddhound-gang-unthiss-unthiss-liv_fun

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 17/10/2007

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