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The Donnas

+ Two Tears
La Maroquinerie (Paris)
mercredi 7 novembre 2007

En ces temps où la discrimination, le sexisme de base et la violence machiste sévissent comme jadis -en gros comme avant mai 68- une prestation totalement décomplexée et rageuse des Donnas ne pouvait qu'être salvatrice, réjouissante et augurer des jours meilleurs (on peut rêver)...
Les 4 américaines ébouriffées balanceront 1h15 de pop songs, passées entre-temps à la moulinette punk-rock, entremêlées de courts messages bien sentis. Le dernier album Bitchin' singeant le graphisme Iron Maiden, de nombreux t-shirts vintages de la Vierge de fer auront été ressortis du grenier pour l'occasion, tandis que Rick Astley et MC Hammer chauffaient la salle, avec des tubes kitschissimes mais imparables dans leurs genres respectifs.

Two Tears, trio noisy ressuscitant l'âme Sup Pop du début des années 90, avait au préalable encore rappelé qu'un groupe américain, même débutant, surpassera toujours sur les planches une formation néophyte française bruitiste. Pourquoi ? Une question d'attitude scénique, de fraîcheur dans les compos et peut-être d'aisance naturelle.
Donna A, Donna R, Donna C et Donna F n'avaient plus qu'à se pencher légèrement pour récolter les fruits de leur labeur, chacune avec un rôle bien attitré.
Brett Anderson aka Donna A : le corps en mouvement perpétuel, en vraie entertaineuse charismatique, elle tance régulièrement les Donnaholics locaux en assenant quelques vérités qui peuvent faire mal : "I heard France doesn't like rock'n' roll !?".
Allison Robertson aka Donna R : jean moulant, bottes de cow-girl, crinière permanentée et 6 cordes prédécoupée chez Lapeyre. Elle démontre qu'elle ne doit plus rien à ses vieux oncles réunis : Johnny Ramone, Jimmy Page et Angus Young.
Torry Castellano aka Donna C : à l'allure frêle mais terriblement méticuleuse derrière les fûts, elle assurera un tempo haletant.
Maya Ford aka Donna F : la complexée du quatuor ou bien le contraire, avec ses bottes rouges, sa mini-basse et une gouaille digne des plus grandes féministes.
A voir et revoir inlassablement.

Album recommandé : Gold medal

A lire :
Les chroniques de Spend the night (publié en 2002) et Gold medal (2004)




www.myspace.com/thedonnas
www.lamaroquinerie.fr
www.radical-production.fr

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 09/11/2007

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