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I Monster

+ M83
L'Olympic (Nantes)
lundi 9 février 2004

21h15, j'arrive à la bourre, avec mon pote sous le bras. Il y a du monde, ce lundi soir à l'Olympic (Nantes). Moi qui pensais qu'I Monster était en première partie... Tout faux le garçon : ce sont les M 83 qui s'y collent.

J'ai donc raté les vingt premières minutes, mais ne rate rien de celles qui suivent. Une bière dans la main gauche, une cigarette dans la main droite, me voilà équipé pour le mur du son.
Le duo fondateur Nicolas Fromageau et Anthony Gonzalez est devenu quatuor sur scène : batteur, bassiste, guitariste/synthé+sampler et guitariste/sampler. Du coup, le jeu est plutôt minimaliste et franchement... rock.
La preuve m'est administrée peu de temps après, avec une reprise de Mildred Pierce des Sonic Youth. Dommage qu'ils n'aient retenus que les trois premiers accords.
Le set s'enchaîne, les guitares veulent jouer à My Bloody Valentine, mais n'est pas Kevin Shields qui veut.
Fin du set. Il me reste un sentiment vague d'avoir vu un combo plus proche de Hint que de la richesse de leur dernier dead cities... Dommage.

Re - demi et j'attends, en papottant, le monstre électronique originaire de Sheffield (Angleterre), pas si terrifiant, après tout.
Deux Korg MS-20 plus tard, une guitare et un ordinateur (pratique pour jouer les bandes sonores) entourent les deux compères (ils tirent bien sur la quarantaine, non ?) et d'un chanteur/clavier très anglais.
Au milieu, la chanteuse retient les regards sans peine. Ceintrée d'une veste chipée à Mr Loyal, d'une jupe si courte qu'elle en entr'dévoile ses charmes lorsqu'elle se penche, de long bas blancs terminés par de gentils souliers vernis noirs, notre manga européenne version Pinder aimer à jouer. À jouer la distante, la naïve, l'ingénue. Les doigts tournent autour d'une mèche de cheveux alors qu'elle chantonne, les yeux hagards. Ces mêmes qui, l'instant d'après, fixent, fixent, et fixent encore sans se détourner.
La musique leur ressemble : l'électro-clash laisse place à la contine, la pop beatlisée aux guitares furieuses marychainisées, aux mélodies toujours impeccables. Rappel deux titres et une ritournelle souriante en guise d'au revoir. Et hop, les oiseaux s'envolent.
Fin du set. Dans l'ancien cinéma nantais, des bribes de mélodies voltigent çà et là. Et se fixent, se fixent, se fixent.


www.ilovem83.com

auteur : Ronan Le Monnier - ronan@foutraque.com
chronique publiée le 14/02/2004

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