21/05/2019  |  5193 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 20/05/2019 à 17:50:59
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Araban + The Cavaliers

Le Rat Pack (Clermont-Ferrand)
jeudi 24 janvier 2008

Du surf rock en veux-tu-en-voilà pour une soirée chaude et arrosée avec Araban et The Cavaliers au Rat Pack à Clermont-Ferrand... Les Clermontois d'Araban n'ont pas eu à rougir de la comparaison avec les Parisiens The Cavaliers qui s'étaient adonnés à des libations un peu trop excessives (et c'est un euphémisme... ) avant le concert.

Araban, pied au plancher et toutes guitares dehors...

C'est pied au plancher et toutes guitares dehors que le jeune combo a envoyé un set entre surf rock fifties et réminiscences gitanes... Boosté par une rythmique impeccable (guitare, basse, batterie), le guitariste soliste peut effectuer des interventions mélodiques gorgées de reverbe. De temps à autre, une belle série de hurlements sans micro (en espagnol ou en anglais) se charge d'électriser encore plus le public. Avec ses morceaux aussi concis que captivants, ses musiciens concentrés mais contents de jouer, Araban marque durablement les esprits. A chaque concert, le groupe progresse et impressionne de plus en plus. Tout cela est donc très prometteur pour la suite...

The Cavaliers : « On a joué comme des pines ! »

Juste après, les excellents (sur myspace) Cavaliers ont eu du mal à démarrer leur concert, les litres de bière ingurgités nuisant grandement à la qualité du show... Après une balance ridicule (amplis et guitares débranchés, gros problèmes pour tenir debout etc), les Cavaliers commencent leur chevauchée à deux à l'heure et pas du tout en place. C'est assez pathétique... mais l'on sent que cela peut décoller, les idées – jouer du surf rock méchamment et à volume maximal – étant bonnes... Le guitariste rythmique fait le spectacle, se jette sur le public, rit niaisement à ce qu'il arrive à bredouiller (« On a joué comme des pines ! », oui surtout toi, tête de noeud !). Il pense que c'est rock de se comporter comme un débile profond en offrant un spectacle affligeant. L'avantage, c'est qu'il a oublié de monter le son de son ampli, donc on ne l'entend pas et c'est aussi bien ! Car le reste de la troupe commence à sacrément assurer : le guitariste soliste assure comme une bête en essayant de concurrencer Dick Dale et Link Wray sur leur terrains de prédilection, le solo vrillant avec réverbe à plaques... Le batteur, quant à lui, défonce ses fûts comme un dangereux maniaque tandis que le bassiste démontre ses talents en matière de rythmiques rock groovy...

Tout cela est très bien envoyé mais donne quelques regrets ; en jouant à quatre au lieu de trois, les Cavaliers auraient pu envoûter le public avec leur surf rock brûlant. Au lieu de ça, ils ont sauvé les meubles en délivrant une prestation minimum syndical. Cela dit, le potentiel du groupe est énorme et le premier album (à paraître en mars sur Born Bad Records) devrait valoir son pesant de cacahouètes !

Sites Internet : www.myspace.com/arabanband, www.myspace.com/calaverascaballeros, www.myspace.com/bornbadrecords.


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 25/01/2008

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire