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The Willowz

+ Bob & Lisa
La Maroquinerie (Paris)
mercredi 13 février 2008

Depuis trois ans le festival Les nuits de l’alligator, réchauffe l’hiver, grâce à des groupes teintés de blues. Pas le blues à papa (quoique parfois - par exemple André Williams), mais plutôt le blues qui lorgne vers de nouveaux sons (Buck 65), et s'intéresse aux personnalités atypiques (Vic Chesnutt, The Sweet Vandals, Dirty Three...). Le festival se déroule à Paris et en province entre le 8 et le 26 février.

La soirée du 13 à Paris, accueillait Bob & Lisa (bassiste et chanteuse des BellRays, par ailleurs) et The Willowz. Tout le monde connaît la réputation scénique des sauvages BellRays, mené par la charismatique Lisa Kekaula. En version acoustique, l’âme des BellRays reste bien présente. Assise sur un tabouret, très décontractée et le sourire aux lèvres, Lisa, avec sa magnifique voix soul teintée de gospel, fascine. Bob à la guitare sèche, plaque des accords folk avec des senteurs électriques, tel un virtuose du jazz manouche (pour son jeu rapide et entraînant). La grande classe ! C’est chaud et émouvant. On a l’impression que leurs compos sont des tubes intemporels qu’on va fredonner entre potes autour d’un feu de camp.

Après une musique sensible qui venait de l'âme et du cœur, un rock sortait directement des veines des Willowz allait enivrer l'atmosphère. Trois garçons et une fille : jeunes, beaux et chevelus, nos lascars d'Anaheim (ville située entre Los Angeles et le parc Disneyland), ne font pas dans la dentelle, mais plutôt dans le coton, dur et rêche. Enfants du grunge, de Black Sabbath/Led Zep, du Gun Club, leurs riffs sanguinolent mélangent hard rock 70's, folk bouseux et blues nerveux. A la fois carrée et subtile, leur musique nous attrape le corps pour ne plus nous lâcher, jusqu'à nous attacher au sol. C'est ça, leur effet magnétique ! Avec un nouveau guitariste au sein du groupe, c'est malgré tout moins d'extravagance scénique, au profit d'un jeu sec mais toujours efficace. En septembre 2007 ils étaient passés à la Boule Noire et nous avaient concocté un show sauvage et très rock'n'roll attitude. Notamment le guitariste totalement éméché qui s'écroula sur le sol après avoir réduit en morceaux sa guitare. On ignore s'il cassait une 6 cordes à chaque concert, (même devant seulement 100 personnes !), il a, en tout cas, été éjecté. Le nouveau gratteux, lui se tient à carreau (une attitude fidèle à sa chemise), et réalise ses soli, lorsque le chanteur leader lui fait signe. Car le chanteur monopolise, de part son charisme, l'espace scénique et le public (notamment féminin). Sa voix aigue et nonchalante a beaucoup de charme, donc impossible d'y résister ! Mais les garçons ne sont pas oubliés, ils peuvent aussi apprécier le jeu (certes timide et un peu en retrait) de la bassiste avec son look hippy bohème. Tout le long du concert, The Willowz mélangera rock énergique (avec LE méga solo de batterie digne du fameux live Tokyo tapes de Scorpions ou de Moby Dick de Led Zep) et ballades folk teintées de blues. Chacun dans le public s'y retrouve. On peut rentrer chez soi, satisfait d'avoir passé une bonne soirée mélangée de sons gospel et de hard rock. Nos cheveux ont poussés et notre voix résonne loin, très loin dans la rue…




www.myspace.com/thewillowz
www.myspace.com/bobandlisarockhard
www.lesnuitsdelalligator.com

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 16/02/2008

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