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Dead Meadow

+ Crëvecoeur
Le café de la danse (Paris)
dimanche 9 mars 2008

Avant de parler du concert, une petite mise au point avec Le café de la danse s'impose ! Il faut savoir que sur les billets,  l'ouverture des portes était indiquée à 19h30, mais nous avons été autorisés à rentrer entre 20h et 20h15. Pour mémoire, la salle doit faire cesser les prestations live à 22h30, à cause des nuisances sonores car la scène est proche de la rue et d'habitations, de l'extérieur on y entend tout. Pour voir et entendre la première partie et le groupe à l'affiche, il ne restait donc que 2 petites heures. Et parfois au cours de ces précieuses 120 minutes, on a aussi droit au soundcheck. Si en général on peut apprécier entièrement la première partie, on ressort souvent frustré du show proposé par la tête d'affiche, en raison de cet horaire à respecter : on n'aura ainsi même pas droit à un petit rappel. Quelque part, les personnes venues pour la première partie n'en sortent absolument pas frustrées ! Dead Meadow n'échappera pas à la "règle" du CDLD !

Soyons honnête, avec Crëvecoeur en première partie, on s'en sort plutôt bien. Ce groupe de Nancy a beaucoup de charme. Leur musique oscille entre BO de film à la Wenders, ambiance cabaret et post rock assez classieux et fait plaisir à voir et à entendre. En compagnie de ces jeunes musiciens multi-instrumentistes, on se sent "en famille". Un petit sourire de la violoniste et du batteur, un commentaire de l'excellent guitariste et une ravissante violoncelliste, assez posée, font de Crëvecœur un groupe plus qu'agréable. En prime : côté décors, les projections d'images en noir et blanc et la guirlande lumineuse posée sur les instruments donnent une petite touche à la fois théâtrale et poétique: soit l'ambiance des grands soirs !

Changement radical de style avec Dead Meadow. Ce trio (guitare/basse/batterie) de Washington DC mélange hard rock seventies (Led Zep/Deep Purple), hardcore (rythmique très Melvins) et psyché pop (Loop/Spacemen 3) avec brio. La voix et la basse se font difficilement entendre (un parti pris du groupe ou un problème technique ?), mais la guitare et surtout la batterie (un jeu magistral de McCarty) déroule le tapis rouge pour mieux voir et entendre les sons, mélangeant les couleurs verte et orange. Ca plane sec dans nos neurones ! Beaucoup de titres de leur magistral album Old growth sont exécutés mais dans une version plus dur (donc moins pop). Comme habité par le démon des terres psychédéliques, venu forniquer avec les durs sons hardcore noise, les trois lascars de Dead Meadow, amateurs de bière et de whisky, exécutent leur morceaux sans fioritures gratuites (il ont l'attitude très groupe ricain indé). Avec leurs amplis vintages, c'est un pur son crade et tripant qui s'échappe de ces machines pour envelopper le public vers les abîmes de la trance. Vous l'avez compris si le psyché rock 70's est votre soupe quotidienne, une visite dans l'espace Dead Meadow s'impose d'urgence pour vous ! Un excellent concert, mais avec une fin totalement avortée !

NB - A lire prochainement une interview de Crëvecoeur sur Foutraque.com




www.myspace.com/deadmeadow
www.myspace.com/wearecrevecoeur

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 11/03/2008

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