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Kid Congo & The Pink Monkeybirds

Le Klub (Paris)
lundi 27 avril 2009

Le CV de Kid Congo est hallucinant : guitariste de The Gun Club, The Cramps, Nick Cave, diverses collaborations (Diamanda Galas, Die Haut, Make Up…) et bien sur des projets solos. L'année dernière, Kid Congo bien qu'il soit le "godfather du rock'n'roll" (c'est écrit sur le flyer de la soirée !) jouait non pas à La Cigale ni à l'Olympia, mais au bar La Féline, un lieu qui peu accueillir 60 personnes environ. En l'absence de scène, le groupe s'était produit sur à même le sol (sur du carrelage) coincé entre le comptoir et les WC !! (La Féline a programmé d'excellents concerts bien rock'n'roll et les groupes prennent plaisir à y jouer malgré tout).

Pour le passage annuel du Kid à Paris, niveau salle ce n'est guère mieux. Le Klub situé dans la rue Saint Denis -mais pas dans le secteur "filles de joies"- a certes une scène (mais avec un gros poteau siyué presque en face !) et un son correct, par contre en terme de capacité, la jauge d'accueil est de 120 personnes maxi. Donc voir Kid Congo dans la capitale, consiste à assister à un concert "entre potes". Et bien malgré la bouteille, l'élégance du bonhomme (en terme de fringues Kid Congo a toujours la classe) et le fait de jouer sur une petite scène devant 100 personnes, cela ne l'empêche pas de mouiller la chemise avec ses trois musiciens (dont le batteur qui arbore fièrement un T-shirt David Lee Roth), et de jouer pendant 1h30 ! Que les Yeah Yeah Yeahs en prennent de la graine (65 minutes rappel inclus au Bataclan) !

Mais revenons à notre Kid : la première partie étant annulé (Viande Petrole, peut-être avaient-ils été mis en quarantaine ?), le concert commence à 22h et sans chichi histoire d'entrer dans le vif du sujet, le premier titre joué sera Sex Beat le tube du Gun Club. Donc ambiance assurée dès le début. Pour la joie du public, le set sera donc composé de titres des Cramps (I'm Cramped et Goo Goo Muck en rappel dans une superbe version), du Gun Club (For The Love Of Ivy) et de ses albums solo, notamment le petit dernier Dracula Boots (à acheter en vinyle pour sa superbe pochette rouge avec une peinture de la tête du Kid avec des dents de vampire).

Malgré le peu de place sur scène et dans la salle, cela n'empêchera pas le groupe de se donner à fond et le public de danser comme des damnées. Un pur grand moment de rock'n'roll garage où il fait bon y être, car Kid Congo est attachant et sincère. On sent qu'il a tout donné au Dieu du rock, et malgré les années de route, ce digne enfant est encore à ses pieds pour le servir. Sa vie, c'est le rock ! La scène, sa maison et le public, sa famille. Ce grand monsieur a fait un pacte avec Dieu pour sortir le blues du rock, et ainsi avoir des morceaux qui respirent, qui transpirent, bref qui vivent ! Certes le diable n'est jamais bien loin, car dans sa musique, le sang et le goudron coulent "de source" pour en faire le meilleur soda, à déguster en toute circonstance, et ainsi être possédé par sa musique.

En effet Kid Congo en live nous transmet sa passion du rock, le vrai, celui qui sort des veines et qui laisse des traces et des odeurs. Donc au contact du Kid on est sûr d'attraper la grippe du rock'n'roll (rigolons encore un peu avant d'être contaminé par celle qui porte la lettre A). Après une telle prestation on part avec en soi un peu d'énergie du Kid. Merci messieurs pour ce moment passé avec vous. Une petite parenthèse de fin. Avant de quitter la salle, je croise Théo Hakola (Orchestre Rouge, Passion Fodder), lui aussi très content du concert. Donc la banane en plein milieux du visage, il ne reste plus qu'à sortir et à affronter la pluie battante qui n'aura pas cessé de la soirée, comme si le ciel voulait se venger de n'avoir pas pu entrer dans le Klub voir le Kid dans tous ses états.




www.myspace.com/kidcongoandthepinkmonkeybirds
www.kidcongopowers.com

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 10/05/2009

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