12/12/2019  |  5280 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 11/12/2019 à 13:47:36
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
The Warlocks

La Maroquinerie (Paris)
Vendredi 10 juillet 2009

Voir les Warlocks en concert, c'est vivre une expérience sonique, mentale et visuelle. Il est conseillé d'avoir tous les sens en éveil, car si on est sourd, aveugle et qu'aucune émotion ne vous touche, évitez de passer une soirée avec eux. Ce groupe de Los Angeles est actuellement composé de cinq rockeurs (dont une musicienne asiatique avec un visage maquillé en tête de chatte -trop chou!). Mais les Warlocks changent souvent de line-up. Bobby Hecksher, le leader du groupe, aime régulièrement s'entourer de nouvelles têtes !

Avec eux, guitares aux poings, la musique psychédélique a encore de beau jour devant elle. Entre le White Light White Heat du Velvet Underground, le spleen shoegaze de Ride, la noisy pop de Boo Radleys, et le rock sale de Brian Jonestown Massacre, la musique sous extase des Warlocks est un pur voyage en 3D qui prend toute sa dimension en live. Sous des projecteurs bleu-nuit et rouge-sang et dans l'ambiance des images projetées derrière le groupe qui semble échappées de la Factory de Warhol, ou des premières prestations du Floyd époque Syd Barrett, le style visuel colle comme du snif à la musique. Une musique qui commence assez noisy pop (proche du son anglais fin 80-Ride, Chapterhouse, Loop, Telescopes…) pour devenir au fil des morceaux de plus plus rock façon Stooges. Chaque membre du groupe reste à sa place, ils ne sont pas du genre à trop bouger. Par contre leur musique de drogués fait bouger les corps. Le public connaît bien leur répertoire, notamment ceux du nouvel album The Mirror Explodes. Un disque moins brut que les précédents mais avec des mélodies noise assez efficace.

Le style sonique des Warlocks a cette force de nous faire décoller en apesanteur et de nous faire sentir tout léger. Pour le coup, la salle de La Maroquinerie colle à merveille pour ressentir les vibrations de larsen, de wah wah, de fuzz sous les rythmes chauffés à blanc de la batterie et de la basse. En ce vendredi soir juste avant la fête du 14 juillet, à la Maroq' c'est déjà le feu d'artifice sonique, mental et visuel. Quelques jours après le live, on a encore des éclats de couleurs dans les yeux et les oreilles sifflent et bourdonnent comme au moment de l'essorage de la machine à laver (le cerveau ?). Non, non, ce n'est pas à cause des pétards de la Fête Nationale ou du concert de Johnny, mais bien les restes de ce merveilleux concert.

Photo sur le vif : Paskal Larsen




www.myspace.com/thewarlocks
www.thewarlocks.com/news.php

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 19/07/2009

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire