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Trisomie 21

+ Commuter
+ Waiting For Words
Glazart (Paris)
samedi 14 novembre 2009

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écouté la musique de Trisomie 21 (sûrement depuis 1988). Je ne les ai pas non plus vus en concert, car ils n'ont pas la réputation d'être des bêtes de scène. Alors quand j'apprends qu'ils vont jouer leur dernier concert "parisien" (organisé par Night Live Events), c'est le moment (ou alors jamais !) de vérifier par soi-même les rumeurs.

La soirée commence tôt (dès 18h !) avec Commuter. Seul derrière son ordinateur portable (relié à plein de fils !) le garçon Commuter joue une musique électro body music, certes minimale mais terriblement dansante. Par contre à 18h, la salle est un peu clairsemée, dommage pour lui, car sa musique possède beaucoup de classe.
En attendant la suite du programme, un petit tour au coin merchandising qui est très fourni. T-shirts, CD's, vinyles dédicacé (l'album Chapter IV), mais à 30 euros (sic), stickers, badges, posters, bref il y a de quoi vider son porte-monnaie.

Puis arrive Waiting For Words. Si ce groupe parisien a une démarche indépendante assez radicale que l'on peu saluer - ils ont attendu (par choix) 10 ans avant d'être signés par un label - j'avoue que leur style électro/synthpop est trop prévisible. L'ombre de Depeche Mode est trop voyante, jusqu'à jouer en rappel le titre Photographic. Leur musique manque de biceps, on a l'impression qu'ils sont prisonniers d'un format dont il faut respecter les formes et les codes. Dommage.

La salle se remplit tout doucement (serait-ce le prix d'entrée fixé à 33 euros qui a fait le tri ? Ou les 2 matchs de foot France/Irlande ou Algérie/Egypte ?). Pas mal de provinciaux ont fait le déplacement, dont beaucoup de ch'tis pour soutenir leur groupe du fief de Denain (à côté de Valenciennes), mais aussi le fan club du groupe. Côté look, des "messieurs tout le monde", certainement papas à la ville, se mélangent à quelques jeunes habillés en tenue légèrement fétichiste (comme la pochette du dernier CD de T21).

Le public est très chaud pour accueillir le duo (augmenté d'un guitariste). Enfin, ils arrivent dans la pénombre, sur une musique proche du battement de cœur : Philippe Lomprez, lunettes noires/chant et Hervé Lomprez aux synthés et à la basse. La première partie du concert sera d'ailleurs dominée par sa basse très en avant qui sonne par instant comme le moteur d'un avion (toutes proportions gardées !). La voix de Phillippe Lomprez a toujours ce timbre si particulier, qui me ramène quelques 25 ans en arrière vers "mes années new-wave". En 2009, alors que le son des années 80 est très présent chez les jeunes groupes (XX, Belone Quartet, Cercueil, Delphic…) réécouter la musique de sa jeunesse cela fait un drôle d'effet. Surtout qu'à partir de la deuxième moitié du live, le style "synthé New Order" est très frappant. Tous les succès sont interprétés, notamment La Fête Triste (qu'il est recommandé d'écouter, car ce morceau instrumental est joli à pleurer) et Il Se Noie. Cette fête pas triste du tout plait beaucoup aux fans, et T 21 se donne… à sa façon : ni plus (pas de débordement), ni moins (ils ne sont pas radins en nombre de titres interprétés en concert). Si T 21 n'est pas le meilleur groupe scénique du monde (dans le style électro/pop, le groupe belge Vive La Fête, c'est quand même autre chose), les voir heureux de jouer en "famille" et d'offrir leurs mélodies au public heureux d'être présent, c'est quand même la classe. Au final, j'ai passé une bonne soirée (que je n'ai pas prolongé pour l'after dans le bar le Black Dog), mais avec une drôle d'impression de constater que j'avais quelques années de plus, depuis "mes années new wave"...



www.trisomie21.tv/
www.myspace.com/waitingforwords2005
www.myspace.com/commuter909

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 19/11/2009

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