22/07/2019  |  5212 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/07/2019 à 18:30:55
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Tame Impala

+ Yeti Lane
Nouveau Casino (Paris)
jeudi 26 août 2010

Malgré la tranquillité du mois d’août et à la veille du festival Rock en Seine (50 groupes en 3 jours), le concert de Tame Impala affiche complet ! Pas mal pour le premier passage à Paris de ce jeune groupe australien. Surtout que son premier album (disponible en import) ne sera distribué en France qu’en octobre. Une fois de plus le buzz via Internet, MySpace et autres premières parties (dont certaines de MGMT aux States), ouvre grand la porte à ces gamins de moins de vingt ans. Il faut dire que leur album Innerspeaker est une petite merveille de rock psyché teinté de pop. Un son déjà mature qui pourrait faire croire que ce disque est un album oublié des années 60/70. A l’écoute de ce disque, c’est étonnant de voir la qualité des compos de ces jeunes gens qui viennent à peine de quitter l’adolescence. C’est clair, l’avenir pour eux s’annonce radieux.

On en arrive au concert. Pour nous faire patienter, un autre groupe, moins jeune mais tout aussi talentueux, ce sont les ex. Cyan & Ben, Yeti Lane. Ce duo nous propose une musique psyché krautrock, avec quelques passages pop du meilleur effet. Des synthés vintages, digne de figurer dans une série SF avec pleins de boutons tout partout, avec lesquels le batteur Charlie s’amuse comme « un ado » pour y extraire des sons « bip » mais pas « toc ». Ben au chant (parfois hésitant, c’est le point faible du duo), guitare et au synthé, et voilà nos compères en positions pour nous faire voyager dans l’espace temps des années 70, quelque part entre Can, Spectrum et John Carpenter. Proche de leur voisin Turzi, l'EP Twice est vivement recommandé pour tous les amateurs de musique psyché/prog enivrante.


Après une pause assez longue pour préparer la scène (et pour faire vivre le bar avec la bière à 4,5 €), les jeunos Tame Impala prennent position sur la scène. Le chanteur est placé sur le côté gauche (face public), comme pour mieux signaler qu’il n’y a pas de leader dans le groupe. Les 4 garçons ont un look très banal (chemise à carreaux, t-shirt, jean) et une attitude très posée, appliquée, voire timide. Juste une petite remarque, 3 des 4 musiciens jouent pieds nus. Si sur disque ils sont très pros, en live ils sont encore un peu « verts ». Ce qui est étonnant c’est que chaque membre du groupe est très concentré, du coup pas de réel communication entre eux, chacun jouant sa partition. Le plus timide c’est le juvénile bassiste qui reste très statique. La peur de tomber ou de croiser le regard d’une fan ? Ceci étant, les chansons sont parfaites, même si le groupe n’a pas une présence visuelle à faire pâlir (par exemple) les Sleepy Sun, difficile de ne pas succomber à leurs étonnantes mélodies qui s’amusent à mélanger avec justesse pop, rock et psyché. La voix du chanteur porte un timbre à faire trembler toutes les âmes sensibles. Par contre, malheureusement pour eux, il y a eu quelques soucis de sonorisation (c’est une habitude au Nouveau Casino !). L’album est joué dans sa quasi intégralité avec au final un medley étonnant où l’on a entendu le Remember Me de Marlena Show/Blue Boy. Au final, un bon concert où nos oreilles se sont régalés de ce "doux" breuvage intemporel. A la rentrée, attendez-vous à succomber à la déferlante Tame Impala.

Chronique lu et approuvée par Phil Spear, le hippie de foutraque.com

(Chronique de l'album Innerspeaker ici:)



Photos de Robert Gil, www.photosconcerts.com


www.myspace.com/tameimpala
www.modularpeople.com/splashback/tame-impala/?s=tame
www.myspace.com/yetilane

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 27/08/2010

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire