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Gorillaz + De La Soul + Little Dragon

Zénith (Paris)
22 novembre 2010

Show à grand spectacle.

Show à grand spectacle au Zénith de Paris pour la revue hip hop, brit pop et soul world de Gorillaz, le projet de l'hyper actif Damon Albarn (également leader songwriter de Blur et The Good The Bad And The Queen, au cas où cela aurait échappé à quelques distraits) avec ses multiples invités triés sur le volet : Little Dragon et De La Soul, qui assurent deux premières parties bien envoyées mais assez mal sonorisées et qui interviendront plus tard au cours du set de Gorillaz, mais également Paul Simonon et Mick Jones des Clash, Neneh Cherry, Bobby Womack, Hypnotic Brass Band, Syrian National Orchestra for Arabic Music, Kano, Bashy, Roses Gabor, Bootie Brown...

Le méga show Gorillaz peut commencer...

Il est un peu plus de 22 heures, le Zénith, qui affiche complet, est chauffé à blanc par les deux ouvertures de programme, Little Dragon – du trip hop électro psyché avec une voix envoutante à la Björk – et surtout les intenables De la Soul – plus que jamais du hip hop punchy et tubesque, même si un peu en pilotage automatique –, le méga show Gorillaz peut commencer : bande son annonçant le début de la Plastic Beach Revue, immense écran projetant les vidéos de Gorillaz, lettrages formant le nom du groupe en fond de scène, lumières très travaillées, sections de cordes et de cuivres, nombreux musiciens, invités spéciaux et au milieu de tout ça, Damon Albarn, toujours fringuant, très en voix, cabotin et un peu énervant (son jeu favori : déverser autant de bouteilles d'eau que possible sur les premiers rangs... ). Le temps où les artistes de la troupe se produisaient derrière un rideau et apparaissaient uniquement en ombres chinoises est fort heureusement révolu, on profite donc pleinement du spectacle !

C'est parti pour 2 heures de concert pharaonique, virevoltant, truffé de tubes et souvent captivant...

Après une intro instrumentale et une intervention virtuelle de Snoop Dogg par clip interposé, c'est parti pour 2 heures de concert pharaonique, virevoltant, truffé de tubes et souvent captivant. La troupe et son sautillant chef (à la voix, à l'orgue, à la guitare sèche et au mélodica... ) ne ménagent pas leur peine pour que le public en ait pour son argent – les billets ne sont pas exactement donnés – le groupe de base est impeccable : le batteur envoie du lourd et aussi du léger, le bassiste Paul Simonon est digne de sa réputation de machine à groover acquise avec les Clash, le guitariste "solo" salit le son à merveille, le préposé aux synthétiseurs est au point, seul Mick Jones est un peu transparent au niveau du mix, sauf à la fin du set, et agaçant avec ses sempiternelles danses.

Les guest stars sont d'un niveau hallucinant !

Et puis les guest stars sont d'un niveau hallucinant, les très énervés De la Soul viennent donner de la voix comme il faut, Bobby Womack est impressionnant de classe, Neneh Cherry cabotine aussi joliment que brièvement, Hypnotic Brass Band booste le tout à chaque apparition et les divers intervenants vocaux apportent un plus quasiment à chaque fois... Même si Plastic Beach, le dernier album de Gorillaz, est le moins bons des trois et si certains titres sont un peu trop FM commerciaux ou anecdotiques à notre goût (White Flag, On Melancholy Hill, Doncamatic), le répertoire du super groupe formé par Albarn et le dessinateur Jamie Hewlett comporte néanmoins suffisamment de bombes pour pilonner en règle le public du zénith, qui est donc véritablement aux anges : on le serait à moins avec l'infernal enchainement au cours d'une même soirée de Tomorrow Comes Today, DARE, Last Living Soul, Dirty Harry, 19/2000, Stylo, Cloud of Unknowing, Feel Good Inc, Superfast Jellyfish, Clint Eastwood et autres hits...

A voir sur scène !

Clairement, le principal protagoniste de Gorillaz sait écrire des morceaux accrocheurs, versatiles et proposant un salvateur mix entre brit pop, dub, trip hop, punk, world et soul. Et comme sa voix est irréprochable et son accent cockney, inimitable, que son altruisme le pousse à bien s'entourer et à laisser le devant de la scène à ses invités et que la set list propose un voyage sonore très varié, on ira même jusqu'au bien nommé titre Punk vers la fin du set, le résultat, réussi, est à voir sur scène !

Photos Live au Zénith, 22/11/2010 : © Rod - Le HibOO

Liens : http://gorillaz.fr, http://gorillaz.com, www.myspace.com/gorillaz, www.shopdelasoul.com, www.little-dragon.se, www.myspace.com/yourlittledragon...


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 02/02/2011

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