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Festival Mo' Fo'11: The Vaselines

+ Etienne Jaumet, Antilles
+ Câlin, The Big Crunch Theory
+ Majeure, Viva & The Diva
Mains d’œuvres (Saint Ouen)
29 janvier 2011

Pour sa 11ème édition, le festival Mo’Fo a une fois de plus rempli son contrat. C’est dans une bonne ambiance et un bon esprit, (avec brocante vintage, mo-forum, village labels disquaires, showcases -Mai, Pokett, Hushpuppies ...-, expo de Nine Antico, Luz, Erwann Terrier ) que pendant trois soirs à Mains d’œuvres (un ancien centre social/sportif des usines Valeo situé non loin des puces et du bar La Chope , bar historique dédié à la musique manouche), que nous avons découverts et ressenti plein d’émotions. Chaque soir une tête d’affiche ( Heavy Trash, The Vaselines, Hernan Dune), des essentiels ( Cheveu, Etienne Jaumet, Wilfried) et des découvertes ( Antilles, Crane Angels). Votre reporter ici présent n’a pu se rendre que la 2ème soirée. Voici mes impressions.

La soirée débute avec Câlin. Ce duo fait une musique électro kitch entre une BO des Goblins, des Charlos et la new-wave synth d’OMD. Beaucoup d’humour et de mélodies implacables, auquel l’appel de la danse est inévitable. Pour les amateurs de second degré, avec une certaine exigence dans les compos, Câlin rempli son rôle.

Le trio Antilles est composé des Sister Iodine et d’un Berg Sans Nipple. Leur musique noise krautrock est une petite réussite. Sous les larsens, ce sont les rythmes du cosmos qui nous envahissent les oreilles. Proche de l’expérience physique, la musique d’Antilles nous attaques la tête pour le plus nous lâcher. Excellent groupe live et un pur régal pour les masos de la no-wave noise, teinté de groove obsédant.
On passera sur The Big Crunch Theory, le groupe de Lisa Li-Lund et DJ Gilbert, plus sympa en disque (l'album 1992 vient de sortir) qu’en live. Leur style lounge manque de coffre et de relief. Une certaine monotonie s’installe au fil des titres. Et Quentin Rollet, au sax n’a rien pu faire pour remonter le niveau.
Seul derrière son synthé, Majeure fait du krautrock clubbing, sympa, mais prévisible.
Si le début de Viva & The Diva au son très garage/rock avec au chant Sir Alice était plutôt bien, au bout du 3ème titre, l’ensemble c’est corsé pour faire finalement du rock décousu et assez convenu.

Entouré de ses machines/synthés vintage, Etienne Jaumet fait une musique space rock et house/clubbing très réussite. Emmanuelle Parrenin est venu l’accompagner avec sa vielle à roue, mais aussi pour poser sa voix et ainsi donner une dimension 70 à la française (co. Magma). Pas à dire, Etienne Jaumet fait danser les foules !

La soirée s’achève avec The Vaselines. Leur noisy pop n’a pas prit une ride, les voix sont restés intactes. Tous leurs tubes s’enchainent et donnent la banane au public. Entre les titres, la ravissante Frances Mc Kee laisse échapper quelques petits mots en français. Son accent écossait est irrésistible! Ce soir les Vaselines sont vraiment détendu, et ça fait plaisir. Certains dans le public connaissent les paroles, d’autres préfèrent pogoter mais qu'importe la façon de recevoir leur musique, tous le monde est heureux de voir ses papes (et non pas papy!) de la noisy pop. Certes Eugène Kelly ressemble aujourd’hui plus a un banquier qu’a un musicien indie pop, et alors ? Alors rien, The Vaselines porte bien son nom, ils aident à avoir du plaisir et du sourire. Toute la salle danse sur leurs chansons pop et intemporelle. Oui les Vaselines ont véritablement donné la fièvre. Bravo à eux ! Et merci à Mo’Fo pour ce beau cadeau live !

Photo : Paskal Larsen


www.myspace.com/thevaselinesband
www.myspace.com/etiennejaumet

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 07/02/2011

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