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The Black Angels

La Cigale (Paris)
11 février 2011

Concert complet pour The Black Angels. Il y a quelques années ils jouaient dans cette même salle en première partie des Black Keys. A cette époque, leur son était faible. Surement pour mettre plus en lumière le duo Black Keys, déjà très adulé dans le milieu folk indé. Mais ce soir le public est là pour les anges noirs.
Pas étonnant qu’ils aient du succès : une bonne musique avec des mélodies efficaces, des gueules sympa, une attitude cool et un show au point. Leur charme/charisme leur donne des ailes (normal pour des anges) à faire fondre/craquer les jeunes filles et garçons qui se sentent rebelles au contact de leur musique rock. Malgré tout, pas de débordement dans le public (50% féminin, 50% masculin, ce qui est rare dans le rock, plutôt masculin). Il reste scotché devant ces guides du Texas.
Oui, ce groupe est le passeur idéal pour transmettre la musique psyché rock des années 60/70 aux nouvelles générations. Grâce à eux en 2011, ce style musical a encore devant lui plein de jours heureux à fournir aux gens de tout âge. Faut dire que par instant, dans leur style psyché marqué par les Doors et le Velvet Underground, on trouve aussi des pointes de cold wave qui nous évoque Joy Division. Ce mix fait des Black Angels, un groupe original pour rassembler le plus grand nombre. Dans la scène psyché actuelle, où l’on trouve les Black Montains, Warlocks, Tame Impala, Dead Meadow, Dolly Rocker Movement, Sleepy Sun, les Black Angels sont certainement les plus accessibles auprès du « grand public ».

Mais venons-en à cette soirée d’hiver où la cigale a chanté. A l’arrière de la scène, un énorme drap reprend le visuel de la pochette du dernier album Phosphere Dream, sur lequel sont projetés des lumières qui reflètent des couleurs, digne d’un stroboscope pour fusiller agréablement la rétine des yeux. Le groupe, sous ce magnifique jeu de lumière psyché, interprète les titres de ses 3 albums avec une efficacité irréprochable. Leur répertoire comporte de nombreux tubes, avec des mélodies et des riffs implacables. Leurs titres possèdent des montés d’adrénaline, jusqu’à nous porter en transe, auquel il est impossible de résister. On ferme de temps à autre les yeux et on laisse la magie des sons nous faire voyager. Le groupe communique peu avec le public, il préfère laisser parler les instruments et le chant. Ainsi entre les titres, pas de temps morts, ils s’enchainent comme les chapitres d’un roman. Ainsi, le spectateur reste captivé par l’ambiance/l’atmosphère du show. Avec les Black Angels, c’est une belle histoire que l’on dévore, mais dommage qu’il y est une fin. Heureusement qu’un petit rappel de rigueur nous fait rester quelque minutes de plus dans les airs.

Après ce magnifique show, direction le merchandising. Sur la table, affiches aux couleurs très psychés, t-shirts, badges, autocollant, CD, DVD des concerts, et surtout les 3 albums en magnifiques vinyles. Histoire de rester encore un peu plus longtemps en leur compagnie, on repartira avec un petit souvenir. Notre choix se portera sur l’édition vinyle du premier album Passover.

Photo : Paskal Larsen




www.theblackangels.com/#
www.myspace.com/theblackangels
www.radical-production.fr/

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 16/02/2011

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