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La Route du Rock Sessions

+ Dean Wareham plays Galaxie 500
+ Tu Fawning
+ Ringo DeathStarr
La Flèche d’Or (Paris)
19 février 2011


Joli samedi soir à La Flèche d’Or et ce malgré la pluie. Un temps maussade de circonstance puisque cette soirée se déroulait dans le cadre de la route (hivernale) du rock de Saint-Malo.

Mais, dans la salle, le chemin qui mène vers le soleil est rapidement tracé grâce aux américains de Ringo DeathStarr. A l’instar de leurs compatriotes de Tamaryn, Weekend ou bien encore Crocodiles, une revendication commune semble les habiter : « noisy pop toute ! » . Dés les premières notes, nous voici donc sur les traces, non du « Fab Four » (normal, ces texans forment un trio), mais sur celles de My Bloody Valentine, période Ecstasy And Wine et Isn’t Anything, sans oublier The Primitives, époque Lazy records . D’ailleurs, sur certains morceaux la voix du guitariste/chanteur, Elliott, se confond aisément avec celle du « primitif » Paul. Un show dense et nerveux, pop et acidulé british de 30 minutes, avec des amplis gentiment saturés comme on les aimait tant à l’époque, nous est offert. Illuminant cette noisy pop, la voix et le sourire de la gracieuse bassiste Alex, drapée dans une longue robe noire « hippie chic », viennent finir de nous combler. Et l’ami Elliott, pour conclure, d’offrir sa guitare au public. Dès lors, pour prolonger cette cure de jouvence, l’achat de leur LP Colour Trip (avec une version vinyle jaune comme le soleil qu’ils nous ont offert) était obligatoire. Quelle belle jeunesse !

Changement de style avec Tu Fawning. Ce groupe de Portland ne ressemble à rien de connu. Leur mélange de pop, de rock, de jazz, de musique contemporaine et de couac foutraque, les rend tout simplement unique. A l’intérieur de Tu Fawning, tout le monde joue de tout, dans une bonne ambiance. Leur force, est de rendre leur éclectisme totalement accessible à « presque » toutes les oreilles. On n’est pas dans une séance de répétition, où chacun fait n’importe quoi. Non leur mix sonore (avec trombone, piano et tout et tout) est au point et diablement entrainant. Bref, une curiosité sonique qui est diablement bonne à entendre.

Après ces deux bonnes prestations, place à la tête d’affiche de la soirée Dean Wareham. Ce soir, il joue les morceaux de son premier groupe Galaxie 500. Pour rappel, après Galaxie 500 il forme le groupe Luna puis le duo Dean & Britta.
Depuis quelques années Dean et sa compagne Britta Philips passent régulièrement par la capitale pour nous jouer leurs morceaux aux sonorités du Velvet Underground. Un passage à La Flèche d’Or en décembre 2007, soit quelques jours après celui de leurs compagnons de route de Galaxie 500, Damon & Naomi. Puis en 2009 trois concerts à l’église Saint Eustache pour jouer l’album 13 Most Beautiful…Songs for Andy Warhols’s Sceen Tests (ils reviennent d’ailleurs jouer cet album en avril à la Cité de la Musique) et déjà leur répertoire de Galaxie 500 à Pantin pour un concert qui restera gravé dans les mémoires des personnes présentes.
Alors que nous réservent ces retrouvailles 2011? Déjà ils ont toujours le sourire et la cool attitude. Accompagnés par un jeune batteur, Dean & Britta nous jouent avec beaucoup d’émotion les titres extraits des 3 albums culte de Galaxie 500. La voix de Dean, posée et parfois énervée est magnifique. Son jeu de guitare électrique envoie des larsens stridents. Britta, plus discrète à la basse, donne le rythme avec cette touche féminine assez irrésistible. Vous vous demandez : « mais c’est quoi au juste la touche féminine ? » . Et bien c’est une certaine grâce qui n’appartient qu’à elle, qui apporte une présence indispensable. Dommage que l’on n’est pas plus entendu sa jolie voix. Le public du samedi soir à la fièvre et applaudit chaleureusement la prestation du groupe. La musique de Galaxie 500 garde encore en 2011 tout son éclat. Leurs mélodies pop n’ont pas pris une seule ride, elles fonctionnent toujours autant sur nous. Après une heure de concert, le trio retourne aux loges et, deux minutes plus tard, ils reviennent pour jouer en rappel leur reprise Ceremony de New Order.

A la fin des concerts, tous les groupes sont au merchandizing, disponibles pour discuter avec le public, tandis que les Sœurs Bonaly sont aux platines.
Au final, cette Route du Rock Sessions exportée à Paris a été une réussite, remplie de belles découvertes. Mission accomplie de la part des organisateurs de cet incontournable festival breton pour tous amateurs de musiques de qualité.

Chronique écrite à quatre mains, merci à Phil Spear!

Photos brutes amateurs de Paskal Larsen

(Chronique du dvd 13 Most Beautiful…Songs for Andy Warhols’s Sceen Tests
ici:
)



www.myspace.com/deanandbritta
www.myspace.com/ringodeathstarr
www.tufawning.com/

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 26/02/2011

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