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Josh T. Pearson, Lisa Germano

Café de la Danse (Paris)
Vendredi 15 avril 2011

Sublime affiche au Café de la Danse à Paris le vendredi 15 avril 2011 avec Lisa Germano, pour un remarquable concert piano voix, et Josh T. Pearson, pour une exceptionnelle prestation guitare voix... Le très nombreux public présent a effet eu l'occasion de voir en " live très intimiste " deux songwriters en état de lévitation avancée et de partager avec eux des instants franchement bouleversants. Un soirée qui restera dans toutes les mémoires !

Lisa Germano

On se souvenait avoir assisté à une très bonne prestation de Lisa Germano il y a presque 10 ans ici même das la cadre du festival les Femmes s'en Mêlent... Et de manière fort prévisible, la sidérante chanteuse doublée d'une captivante pianiste a confirmé sur la scène du Café de la Danse en 2011 : cette personne qui se complait admirablement dans les ballades torturées et mélancoliques permet à son public de tripper gravement quand elle est en face de lui. Voix ultra émouvante, piano libéré, chansons échevelées et mélodies qui restent en tête, Lisa Germano a toutes les cartes en mains pour ouvrir en un clin d'œil les portes de son univers d'une beauté insensée... tout en donnant envie d'y vivre un bon bout de temps ! Ceux qui ne l'ont pas encore vue sur scène et qui aiment la pop spleenétique ne doivent pas se priver un seul instant...

Josh T. Pearson

On avait aimé Lift To Experience sur disque et sur scène en 2001, grandement apprécié la très (trop !) courte prestation de l'ex leader de ce combo texan, Josh T. Pearson, à la Route du Rock et le sensationnel disque Last Of The Country Gentlemen, mais l'on se s'attendait quand même pas à un concert aussi génial de notre barbu chéri, sosie - presque - officiel du Christ en personne... Quel concert mes amis ! Le genre de truc qui convoque assez rapidement frissons incontrôlés, larmes discrètes mais persistantes, visions christiques (nom de Dieu, c'est une rencontre entre Jésus, Johnny Cash, Leonard Cohen et Jeff Buckley qui chante pour nous ce soir !) et, finalement, hallucinations bizarres (Jim Morrison n'est pas mort en 1971, il a suivi un régime macrobiotique qui lui a permis de mincir et il est bien vivant !) à la fin du concert, quand on se rapproche de l'homme en scène...

Commencé par un inquiétant fou rire, qui se reproduira à plusieurs reprises (qu'est ce que tu prends Josh ? Fais tourner ! ) au cours d'un show magistral entrecoupé de blagues ou discours drolatiques sur l'Amérique, la France et plein de sujets surprenants, le concert de Josh T. Pearson commence réellement avec une reprise de... Boney M, By The Rivers of Babylon. Oui vous avez bien lu ! Ça fait rire le public et Josh T. Pearson mais cette version, qui bifurque rapidement sur une composition incroyablement profonde, c'est aussi de la country blues folk authentiquement rustique, comme le reste du concert ! Seulement armé d'un micro, dans lequel il prêche sa bonne parole hallucinée, et d'une guitare électro acoustique avec effet cathédrale, sur laquelle il égrène des arpèges gorgés d'écho – très souvent - ou des rythmiques sonnant un peu comme Lift To Experience, beaucoup plus rarement, Josh T. Pearson tutoie les Dieux du country folk blues pendant la durée de son set... Pas un bruit ne vient troubler le nécessaire calme à la réception de ces chansons sur la vie, l'amour, l'au delà, la rédemption et l'être suprême... Fort heureusement, les petites interventions du maître de cérémonie cassent l'ambiance de messe et dédramatisent le propos, sans le ridiculiser, puisque un instant à peine après, les incantations "gospel profanes" reprennent de plus belle.

Toujours sur la corde raide, car en solo intégral, Monsieur Pearson montre qu'il est toujours quelqu'un qui compte dans la musique malgré sa longue traversée du désert, quelqu'un qui sait toujours maintenir en haleine une assistance entière... Le show se termine par un unique rappel, parfaitement troublant et mémorable, où le songwriter réussit à faire chanter en chœur une génial ritournelle dont le texte dit en substance "The devil is on the run, let's have some fun... " . C'est juste à tomber à la renverse... A la fin, quand il faut se diriger à regret vers la sortie, on ne peut que dire "Hallelujah ! " À Josh T. Pearson. Avant d'acheter un poster sérigraphié où son visage apparait mêlé à celui d'un Christ en croix, un très bon moyen pour pouvoir se recueillir souvent en pensant à cette prestation magique...

Liens : www.myspace.com/joshtpearson, www.joshtpearson.co.uk, www.facebook.com/joshtpearson, www.lisagermano.com, , www.myspace.com/lisagermano.

Photo Lisa Germano : Robert Gil www.photosconcerts.com/lisa-germano-paris-cafe-danse-2011-04-15-festival-clap-your-hands-5015, photos Josh T. Pearson : Micky - Le Cargo! www.lecargo.org/spip/josh-t-pearson/le-cafe-de-la-danse/article7019.htm


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 19/07/2011

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