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Hills

Babel club (Malmö)
6 août 2011

En vacances chez les hippies de la communauté de Christiania à Copenhague avec mon pote Christophe, nous ne pouvions décemment pas manquer les psychédéliques suédois de Hills en concert à Malmö. D’autant que les deux villes ne sont séparées que par une petite demi heure de train et le grand pont de L’Öresund. Les festivités se déroulaient au Babel club, ancienne église recyclée en haut lieu du psychédélisme local. Entrée gratuite de 21h à 22h, puis 80 couronnes suédoises (environ 10 euros). Très raisonnable. Après être passé au travers d’une première averse orageuse, nous entrons par un couloir avec vestiaire qui donne sur un salon cosy avec parquet et bar, Ravi Shankar en musique d’ambiance pour nous accueillir, cool man ! Dans le prolongement de ce salon, une seconde salle où se déroulera le concert mais à notre arrivée elle est fermée. Il est vrai qu’il est encore un peu tôt, les Hills ne devraient pas entrer en scène avant minuit. On s’installe donc en sirotant une petite mousse (elle n’est pas donnée, 6/7 euros environ) et on sympathise avec l’un des organisateurs, le régisseur son et lumière du concert. La nouvelle que deux fans français sont présents se propage auprès du groupe et de leurs proches et, très vite, les rencontres amicales se multiplient. C’est bon, la grande salle est ouverte. Une salle toute en largeur avec d’un côté la scène en forme de balcon, de l’autre la projection du film Fellini Roma. Sur les deux murs perpendiculaires, deux kaléidoscopes géants tournent inlassablement, sans oublier quelques lasers multicolores, cool man ! Sur le côté de la scène, un escalier monte vers un second bar. Je suis « high » et la musique psyché/easy listening que nous proposent les DJ’s, le frangin du sonorisateur et la belle Emily, sosie de Joan Jett version « glam », me font perdre la notion du temps. Il est tout de même minuit largement passé lorsque les Hills font leur entrée sur scène.
Face au public, Pelle et Kalle, respectivement à la guitare et à la basse/chant. Sur le côté, un nouveau venu au look hard rock, Tobias au clavier et, dos au public, un petit bout de femme à la batterie, Hanna. Elle n’aura de cesse, tel un chef d’orchestre, de mener les garçons à la baguette. Impressionnante ! Six morceaux, dont trois nouveaux, pour un show statique mais hypnotique d’une heure très marqué Can, avec une bonne pincée de Wooden Shjips, un soupçon de Kraftwerk, sans oublier un gros clin d’œil au Interstellar Overdrive du Pink Floyd.
Un show un peu court qui ne permettra malheureusement pas une découverte plus large sur scène de leurs deux LP’s. La soirée se poursuivra jusqu’à trois heures, le service d’ordre hargneux et omniprésent ne prenant pas de gants pour signifier au public encore présent que la soirée est terminée. Il pleut des cordes et les organisateurs proposent à nos petits français de poursuivre la soirée chez la charmante Emily et sa petite communauté. Chez elle, l’analogique règne en maître(sse) et la platine vinyle joue d’obscures galettes des années 70. Seuls quelques portables nous rappellent que nous sommes en 2011… Il est 8 heures du matin lorsque Christophe et moi rejoignons Copenhague. Emily, jag älskar dig !

Photos: Christophe Calmels

(Chronique de l‘album Hills ici:)




www.myspace.com/hhillss

auteur : Philippe Spear - philippe.alsat@yahoo.fr
chronique publiée le 24/09/2011

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