29/03/2020  |  5333 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 28/03/2020 à 15:36:48
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Wooden Shjips

+ The Civil Wars
+ Flesh & Onlys
Le Café de la Danse (Paris)
15 septembre 2011

C’est avec impatience que j’ai attendu ce concert ! West leur nouvel album a beaucoup tourné sur ma platine. Les 7 nouveaux titres bien en tête, autant le dire je suis près pour le live. Cette date est leur premier concert à Paris, du moins de Wooden Stjips, car Moon Duo, l’autre groupe du chanteur guitariste Ripley Johnson, est passé il y a peu de temps dans la nouvelle salle de la Gaîté Lyrique.
Bref, après s’être bien préparé avec mon pote Spear en prenant un bon apéro à base de bière, direction Le Café de la Danse, une salle située non loin de la place de La Bastille. Avec Spear on est près à faire la prise du Café de la Danse !
Une fois entrés dans la salle, direction le merchandising dans l’espoir de trouver l’album en version vinyle bleue, une denrée devenue rare en magasin à Paris suite à l’incendie survenu dans les locaux de Sony lors des dernières émeutes à Londres. Ouf, sauvé, il y a bien le vinyle importé direct des States. Et, surprise, il y a des magnifiques t-shirts dessinés par Yaya de Herman Dune (à seulement 15 euros).
Après les deux honorables premières parties The Civil Wars puis Flesh & Onlys, arrivent enfin sur scène les Wooden Shjips. Une fois installée, avec le chanteur sur le côté gauche (droit pour le public) de la scène, le groupe est parti pour nous entrainer dans un voyage cosmique, à base de fuzzs, de wah-wahs et de larsens. Des sons répétitifs, la voix camouflée par le niveau sonore qui évoque par moment Suicide, une batterie minimale et jazzy, un synthé aux sonorités 60’s joué par un musicien stone au regard hagard , un jeu de lumière psyché qui se reflète bien sur les murs en pierre du fond de la scène, bref on est gâté ! Le groupe communique peu avec le public, par contre leur musique nous parle beaucoup. Leurs style musical est un croisement entre Can ou Neu, Spacemen 3, Loop et Suicide. Les titres s’enchainent sans temps mort. Ainsi, une fois introduit dans leur espace sonore, impossible de redescendre sur terre. On est dans l’intersidéral, les étoiles plein la tête. Leur formule psyché fonctionne à merveille et nous en fait voir de toutes les couleurs. Du pur trip sans absorption nécessaire d’aucune drogue tellement leur musique se suffit à elle-même. Certes, Wooden Shjips ne révolutionne pas le genre psyché, mais qu’importe, il le maitrise à merveille, pour le bonheur de nos oreilles en manque de fuzz. Inutile de vous préciser qu’au contact de leur musique, il est préférable de ne pas porter de boules Quiez pour profiter longuement de l’ivresse sonore que procure la symphonie noise de Wooden Shjips.
Rien à dire Wooden Shjips est un groupe indispensable pour tous les amateurs de psyché allumé aux couleurs de l’arc en ciel. Pour rien au monde, on ne ratera leur prochain passage à Paname.

Merci à Isabelle J. pour la relecture!

(Chronique de l’album West ici :)


www.woodenshjips.com/

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 28/09/2011

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