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Zola Jesus

+ Holy Strays
Le Point Ephémère (Paris)
28 septembre 2011

Conatus le 3ème et nouvel album de Zola Jesus (Nika Roza Danilova est son vrai nom) a été bien accueilli dans les médias. De nombreuses interviews, articles et chroniques dans la presse : de la couverture du magazine gothique Obsküre jusqu’à la chronique dans Télé 7 Jours. Donc pas étonnant que les 400 places du Point Ephémère se soit toutes vendues.
Le dernier passage de Zola Jesus à Paris remontait en novembre 2010 à La Fondation Cartier, à l’occasion d’une soirée nomade. Elle a aussi joué à l’Olympia en 1ère partie de Fever Ray.

Le Point Ephémère est un lieu associatif situé dans un ancien magasin Point P à côté d’une caserne de pompiers et du canal Saint-Martin. Au Point Ephémère on assiste à des concerts, des spectacles (vivants), mais aussi à des expos et des événements comme le salon du fanzine. On y trouve également, des studios de répétitions et de danses, des ateliers d’artistes, un bar et un resto. Bref un lieu où il fait plaisir de s’y rendre, surtout si l’on va voir ses groupes préférés, comme ce soir avec l’étonnante Zola Jesus, pour cette unique date française de sa tournée 2011.
Après la performance de Holy Strays, (un homme seul au synthé qui réalise une musique planante du style Tangerime Dream), Zola Jesus arrive sur scène, blonde et tout de blanc vêtue, comme sur la photo de la pochette de Conatus. Elle est accompagnée par 3 musiciens (deux synthés et un batteur). Si Zola Jesus a un petit gabarit, par contre elle a une grande voix, limite chanteuse d’opéra. Elle a d’ailleurs suivi des cours d’opéra pendant 10 ans, ce qui explique cette aisance vocale. Bien entendu, difficile de ne pas penser à Siouxsie quand on entend sa voix. Seulement sa voix, car scéniquement et musicalement, le style de Zola Jesus est différent de la diva punk gothique. La musique de Zola Jesus mélange électro et rythmes tribals. Sur des sons « dark » et lumineux, la pétillante Zola Jesus est habité par la grâce d’un ange. Elle porte une sorte de tunique blanche qui lui donne des ailes quand elle ouvre ses bras. Sous la lumière qui descend du plafond, on a l’impression qu’elle va s’élever vers le ciel. Sa voix en live est magnifique ; Elle a autant de « coffre » et de grâce que celle de Marissa Nadler.

Tous les regards sont fixés, suspendus sur elle, et son concert possède un côté religieux. Pourquoi ne joue - t’elle pas dans des églises ? Avec son groupe, en live, la musique de Zola Jesus a beaucoup d’énergie, on est proche du rock. Le temps d’une chanson, elle vient s’installer dans le public, comme pour mieux se rapprocher de ses disciples. Sur la scène elle bouge beaucoup, elle n’est pas du genre à se cacher derrière un ordinateur portable en ignorant le public. Zola Jesus a beaucoup de charisme, elle pourrait faire de la danse, du théâtre. Oui la scène est un élément où elle est très à l’aise. Heureusement pour le public qui savoure ainsi sa prestation digne d’une diva. Elle a en projet de faire un opéra inspiré de l’œuvre de l’écrivain de science fiction Philip K.Dick, vu sa prestance scénique on est impatient de découvrir cet événement ! En attendant, après avoir acheté la version vinyle blanc de l’album, il ne reste plus qu’à rejoindre les rêves en blanc que nous aura procuré ce concert.

Photos : Paskal Larsen


www.zolajesus.com/splash/splash.html
www.pointephemere.org/

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 19/10/2011

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