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Thee Vicars

+ Les Guillotines
l’Espace B (Paris)
05 janvier 2012

L’Espace B est un bar resto situé dans une petite rue de quartier à côté du parc de la Villette. Le bar possède une belle petite salle qui peut accueillir une centaine de personnes. Donc un lieu idéal pour voir des « petits » concerts rock sympa et pour danser sur les beats électro d’un DJ.

En ce 5 janvier, la soirée est consacrée au son du rock garage, avec en ouverture, le groupe parisien, Les Guillotines (qu’on se rassure, ils ont bien leurs têtes sur les épaules, par contre leur rock garage n’est pas toujours au point, il y a pas mal d’approximation) et les anglais de Thee Vicars. C’est au moins le troisième passage dans la capitale pour ce groupe de Bury St Edmunds (petite ville située à une heure de Londres et qui a eu les honneurs des funérailles de John Peel). Ils ont notamment joué dans une soirée Gloria, ce qui explique sûrement leur popularité car ce soir pas mal de monde est au rendez-vous.
Si Thee Vicars n’a rien inventé dans le son pop rock garage teinté de blues, famille Kinks, Beatles, Rolling Stones et Pretty Things, par contre ils savent bien le jouer et le transmettre au public. En live Thee Vicars mouille sa chemise! Oui avec eux, le temps c’est arrêté en 1964/66, quelque part dans la cave d’un pub anglais.

A ce jour Thee Vicars a sorti deux albums : Back On The Street (2008) au son très brut et Psychotic Beat! au son plus blues et une poignée de 45t. Depuis quelques mois le groupe a changé de line up. Après avoir été 4 garçons dans le vent, les voici à trois avec une nouvelle batteuse qui a immédiatement fait son nid au sein du groupe. On peu dire qu’elle est parfaite, car en plus de son sourire, elle a beaucoup d’énergie à fournir à travers son petit corps en ébullition (du moins en concert).
Le trio a du style. Costard/chemise/cravate et instruments vintages 100% british. Leur style de musique passe d’un titre très pop sixties garage à un autre plus punk rock, avec de temps à autre des instrumentaux jeark/beat/easy listening. Entre les titres, aucun temps mort, ils s’enchainent sans retenu. Au fil du concert, l’ambiance devient de plus en chaude et rock’n’roll, tant sur scène que dans le public. Le chanteur, à genou sur le plancher, malmène sa guitare pour y extraire du jus de larsen et le guitariste communique physiquement avec les enceintes en y faisant frotter son instrument. Thee Vicars est un authentique groupe de rock en pleine communion avec sa musique et le public. Avec eux, avoir l’impression d’être en 1965 (mon année de naissance !) et non pas en 2011, est une cure de jouvence qui fait du bien aux oreilles et aux jambes, donc inutile d’aller à Lourdes, ni de faire de la chirurgie esthétique pour enlever les rides. Les Hives ont du souci à se faire, et The Bishops ont trouvé des compagnons de route. Comme quoi, quand la musique est joué avec sincérité et avec plaisir, qu’importe les années (et les modes), elle reste toujours excellente à écouter et a voir. C’est pour cela qu’on aimera toujours les Cramps, Kinks et les Stones de la bonne époque, (en gros l’intégral jusqu’à Exile on Main St).

Enfin à noter le bon esprit du groupe envers le public, en vendant les singles à 4 euros, l’album vinyle à 10 euros et le t-shirt à 8 euros. Voilà des prix corrects, ainsi que le prix de l’entrée à 7 euros. C’est Tom d’ Howlin Banana Records qui a organisé la mini tournée de Thee Vicars. Merci à Tom, le fan number one de Thee Vicars.

Photos "floues" prisent sur le vif par Paskal Larsen, absorbé par le concert.


www.myspace.com/theevicarsuk

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 12/01/2012

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