chronique concert |
 |
Bikini Machine
Nouveau Casino (Paris)
mardi 16 décembre 2003
|
 |
 |
Dans un Nouveau Casino ressemblant étrangement à un wagon SNCF compartiment fumeur, les 5 membres de Bikini Machine ont littéralement soufflé l'auditoire, venu massivement. Retenant musicalement le meilleur des sixties, qu'aucune personne présente n'avait réellement dignement vécu, le groupe Rennais a su créer une atmosphère à la fois céleste, intime et rock n'roll, avec seulement quelques spots et une boule à facettes. Bikini Machine parfait l'alchimie entre guitares et boucles électroniques, que Rinôçérôse a brillamment effleuré quelques années auparavant. Les 5 machinistes, habiles dans l'allure ténébreuse et la polyvalence (guitare, basse, samples, orgue, batterie, percussions) enchaînent les "télescopages musicaux vintage"*, avec un son qu'on croirait sorti d'un vieux Wurlitzer, et des refrains chantés dignes des premiers tubes naïfs de la belle ère des supers 45 tours. Pour couronner la prestation, Bikini Machine reprendra l'un des innombrables titres inconnus des Sonics, Have love will travel. Indémodable et inlassable.
* expression empruntée à Pierre Andrieu
|
 |
|
auteur : Samuel Charon - charonsamuel@gmail.com
chronique publiée le 18/12/2003
|