| Entouré de son habituel binôme scénique qui aurait sans doute un mal certain à être compétitif sur tartan, James Yorkston était il y a peu en la ville organisatrice des prochains championnats du monde non pas tant pour reconnaître le Stade de France que pour promouvoir un album, Moving Up Country, qui entre à n’en pas douter dans le peloton de tête des grosses émotions annuelles.
Voix de velours, jeu de guitare virtuose, accompagnements aériens (harmonica, contrebasse, harmonium et discrètes percussions) enveloppent l’assistance dès les premiers instants d’un set aérien, comme l’on n’en voit malheureusement que peu … L’écossais, admiré notamment pour ses talents de songwriter hors pair par le mythique John Peel qui le classe sans sourciller dans son panthéon personnel, navigue ainsi en des eaux fréquentées autrefois par un Nick Drake ou un Leonard Cohen. On ne pourrait rêver meilleurs parrains pour ces mélodies champêtres emplies de grâce, hantées par de funestes histoires de filles et de picole.
D’une modestie confondante, le bonhomme terminera tranquillement son set sur une extraordinaire et ancestrale folk-song : un retour au patrimoine traditionnel local, que ses compositions pourraient bien vite rejoindre…
www.jamesyorkston.co.uk
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