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Audioslave

Zénith (Paris)
mercredi 11 juin 2003

Ce 11 juin, il était difficile de lutter face au retour tonitruant des ex-tueurs de Napster (Metallica) et au nouvel assaut des futurs-ex salariés de France (Fonctionnaria).
Au sein d'un Zénith en configuration très réduite, Audioslave proposait une session de rattrapage, faisant suite à son tout premier concert, passable, donné quelques mois auparavant dans un Olympia comble. Les places se revendaient à l'extérieur jusqu'à 12 euros - au lieu des 28 officiels.

Malgré ces quelques handicaps de taille, Chris Cornell et ses acolytes proposeront un excellent show. L'ex-leader de Soundgarden semble plus à l'aise parmi l'ancienne tribu RATM. Entre les morceaux, il reste cependant toujours aussi peu disert, peut-être est-ce son attitude habituelle ? Tom Morello demeure le plus grand guitariste actuel, tant au niveau de l'inventivité que de l'intensité -zeppelinienne- des accords joués. (à quand une stèle pour l'honorer à juste titre et, de surcroît, de son vivant ?) Tim C. et Brad Wilk confirment, qu'ils sont, respectivement, un bassiste et un batteur hors pair, tant ils impressionnnent. Sans avoir réellement l'air de déployer l'éventail de leurs capacités.

Egrenant les titres plus ou moins rapides de sa première production homonyme, le groupe reprendra logiquement White riot des Clash, auquel Tom Morello voue un culte. Plus surprenant sera en rappel Seven nation army des White Stripes. On se rend alors précisement compte de la simplicité de ce morceau en comparaison avec le répertoire d'Audioslave. Chris Cornell jouera également deux titres en solo, s'accompagnant d'une guitare électro-acoustique. On imagine son plaisir, à ce moment là, d'être un musicien...à part entière et non plus seulement juste un chanteur. Quelques secondes avant d'entamer le dernier titre Cochise, qui a servi de baptême de feu pour les anciennes idoles alternatives des années 90, l'électricité sera momentanément coupée (!!). Brad Wilk continuera à frapper, d'un son sourd qui peinera à remplir la totalité de la salle, mais emplira de satisfaction le public étonné de cette situation. Etait-ce une coupure sauvage de la part d'EDF ? Ou encore une sur-exigence en 220 volts de Metallica se préparant à jouer, au même moment, dans un lieu (Trabendo) proche de la grande toile de tente en caoutchouc qu'est le Zénith ? On n'en saura rien.

Toutefois ce final haut en décibels laisse espérer un troisième passage français qui devrait être remarquable. Et pourquoi pas un concert unique en Province ? Une telle affiche aurait très certainement eu un retentissement nettement plus important en "France d'en bas".


www.audioslave.com/

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 12/06/2003

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