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Tindersticks

+ James Yorkston and The Athletes
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
jeudi 23 octobre 2003

Un jour après l’excellent concert à guichets fermés d’Alain Bashung, la grande salle de la Coopérative de Mai était à nouveau à la fête avec la venue de James Yorkston and The Athletes et des Tindersticks. Le public clermontois est décidément gâté en ce moment !

En ouverture des Tindersticks, James Yorkston and The Athletes ont donné un concert de trente minutes remarquable de sobriété. Le groupe a bénéficié d’une audience recueillie, attentive et finalement conquise par une telle démonstration de talent. Les bonnes compositions country folk de James Yorkston sont parfaitement mises en valeur par un traitement minimaliste. Le monsieur chante et s’accompagne doucement à la guitare tandis que ses acolytes rivalisent de toucher dans leurs interventions à la batterie, à l’accordéon, à la guitare slide et à l’orgue… Un groupe à suivre.

Le (très) grand moment de la soirée était bien sûr, la première venue des Tindersticks à Clermont-Ferrand. Certains attendaient ça fébrilement depuis le premier album du groupe anglais sorti il y a tout juste dix ans !
Le miracle se répète à chaque fois : dès les premières notes du magistral Another night in, la musique suave et intense du groupe anglais fait son effet… on en a la chair de poule ! Puis Stuart Staples commence à chanter et plonge instantanément le public dans un état d’extase qu’il ne quittera pas pendant tout le concert. La voix de cet homme est d’une sensualité à peine croyable…
Une prestation live des Tindersticks dans une salle adaptée avec un public fervent, c’est tout simplement magique.
Ces musiciens sont capables d’émouvoir avec quelques notes de violon, de vibraphone ou de claviers. La section rythmique, absolument parfaite, se retire même quand les morceaux n’ont pas besoin de ses services. Personne ne tire la couverture à soi, chaque membre du groupe se met au service des chansons, il est vrai magistralement écrites.
Néanmoins, Dickon Hinchliffe mérite une citation particulière ; il habite littéralement les morceaux avec son violon et se permet même de chanter admirablement deux morceaux dont un Until the morning comes totalement bouleversant. Les applaudissements entre les morceaux se faisant de plus en plus hystériques, Stuart Staples esquisse même un sourire… C’est rassurant, tout le monde à l’air aussi heureux de passer ensemble un moment aussi beau. Le concert se termine par Cherry Blossoms, une magnifique berceuse jouée en formation réduite… Puis Stuart Staples lance un « See you soon » et s’éclipse lentement, nous laissant avec la délicieuse impression d’avoir fait un long rêve éveillé.


www.tindersticks.co.uk
www.jamesyorkston.co.uk

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 24/10/2003

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