19/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
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Les Wampas

+ Hellacopters
+ The Hives
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
samedi 9 décembre 2000

C’est dans la grande salle de la Coopérative de Mai que nous avons eu le privilège d’assister à une grande soirée de punk-rock pour 60 francs (avec la carte Coopé). Un samedi soir comme on aimerait en voir plus souvent !

The Hives : cinq suédois conviviaux et pleins de talent qui font du punk-rock. Arrivés sur scène en costards, ils jouent fort et vite mais heureusement, de bonnes chansons furieusement accrocheuses ! Leur nouvel album dure 28 minutes : et c'est normal, ils jouent véritablement à la vitesse de la lumière... Les Hives battront peut-être les Ramones un jour, quand ils seront grands...
Plusieurs fois au cours du concert, le chanteur fait reprendre au public « Viva The Hives » ; on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Chez un autre groupe cette attitude pourrait être énervante, mais ici, c’est fait avec candeur et finalement plutôt marrant. La prestation percutante des Hives lors de cette soirée punk rock était une excellente première partie, à revoir très vite en tête d’affiche.
Un petit détail tout de même : s'il vous plaît, arrêtez de cracher sur scène, pensez à la femme ou à l'homme de ménage. Merci.

The Hellacopters : groupe suédois de hard-rock à cheveux longs et soli de guitare interminables exécutés à genoux en ondulant les cheveux préalablement brushés au sèche-cheveux ! Ils font penser à Guns ‘n’ Roses... Hou, la honte ! Quelques titres surnagent mais globalement si on aime pas le style « groupe suédois de hard-rock à cheveux longs et soli de guitare interminables exécutés à genoux en ondulant les cheveux préalablement brushés au sèche-cheveux », on se fait un peu chier. En plus, contrairement à The Hives, ils n’ont pas beaucoup de charisme.

Les Wampas : orchestre français jouant les compositions de Didier Wampas. Jusque là, j’avais des doutes mais maintenant, j'en suis sûr : Didier Wampas a vraiment inventé le rock ‘n’ roll ! Il chante faux des textes ineptes et le pire, c'est que je trouve ça génial ! C’est grave docteur ? La musique des Wampas est un bon vieux punk rock des familles (3 ou 4 accords joués assez vite sauf Gisèle, un slow plus émouvant que Unchained melody des Righteous Brothers) Dans la salle, c'est le pogo général et la course pour monter sur scène où il y a souvent autant de monde que dans la salle.
Didier Wampas « chante » debout sur une chaise pour que tout le monde le voit. Il sera porté par la foule sur cette chaise dans toute la fosse. Parfois, il lui vient l’idée de jouer de la guitare (une ignoble guitare de groupe de hard-rock) : c’est un massacre, il est obligé de recommencer l’intro. Mais au moins c’est spontané. Mes chansons préférées : J'ai avalé une mouche, Jalabert, Petite fille, Gisèle, Twist à Chicoutimi. A la fin, Didier descend dans le public pour Kiss et embrasse une bonne partie du public pendant 5 bonnes minutes. Et, bien sûr, j'ai eu droit à la bise de Didier : j'ai failli m'évanouir. DDDIIIIDDDIIIIEERRR ! Je tiens à préciser que depuis je ne me suis pas lavé la joue. On ne s’ennuie pas une seule seconde à un concert des Wampas, ça part dans tous les sens ! Vivement le prochain disque et la prochaine tournée. Les Wampas sont loin devant, le visage grimaçant, et personne ne pourra jamais les rattraper.
Et maintenant tout le monde s’entraîne pour le prochain concert : voici un exemple de la « puissance » philosophique des textes de Didier W., BHL peut aller se rhabiller : « J’ai avalé une mouche en roulant sur mon vélo, je chantais cette chanson, je ne connais rien de plus beau. J’ai attrapé l’amour en te regardant le dos, je chantais cette chanson, dont je ne connais pas les mots. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. J’ai avalé une mouche en roulant sur mon vélo. Elle est restée coincée, j’ai failli tomber dans l’eau. J’ai failli m’étouffer, tu m’as tapé dans le dos. Je chantais cette chanson dont je ne comprends pas les mots. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. J’avale toujours des mouches quand je roule sur mon vélo. Je roule la bouche ouverte, je dois être un peu idiot. J’ai attrapé ta main, j’la lâcherais pas de sitôt. Je chante cette chanson, je ne connais rien de plus beau. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so. Oh oh oh oh oh, I love you so. Oh oh oh oh, I need you so ».
Insurpassable ! A côté, le style de Leonard Cohen ou celui de Bob Dylan, c’est du Didier Barbelivien !

Photo : Kristian Antilla


www.wampas.com/
www.hellacopters.com/
www.hivesmusic.com/

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 09/12/2000

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