29/03/2020  |  5333 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 28/03/2020 à 15:36:48
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique concert
Iggy & The Stooges

+ Peaches
Le Zénith (Paris)
jeudi 8 juillet 2004

Well, it’s 2004 and it's okay all across the Stooges world… Quand Iggy « Stooge » Pop est heureux d’être sur scène avec ses amis, on le sait très vite ! La reformation des séminaux Stooges (Ron Asheton - génial guitariste poussant le blues dans ses derniers retranchements -, Scott Asheton - batteur primaire comme il faut -, Mike Watt - bassiste enthousiaste remplaçant un Dave Alexander ayant trop cherché à se détruire - et Steve MacKay, un saxophoniste free et parfait) le met visiblement en joie (et nous avec !), si l'on en juge par l'étape parisienne de la tournée. D'ailleurs après quelques morceaux, il n’hésite pas à hurler « Nous sommes les fucking Stooges et nous sommes contents d’être là ce soir », puis il se jette partout (y compris dans le fosse) avec une violence rarement vue, fait monter la foule sur scène pendant un jouissif No Fun et finit par sortir son terrible engin de son pantalon, le tout en gardant le sourire…


Ce n’est un secret pour personne, pour qu’un concert de rock soit réussi, il faut qu’il y ait un échange entre l’artiste et le public ; en ce 8 juillet 2004, Iggy a bien ressenti la ferveur animale d’un public viril (mais correct), plutôt jeune et complètement hystérique à l’idée de voir Iggy Pop avec un VRAI groupe et non pas avec une bande de Métalleux capables de massacrer ses morceaux à force de virtuosité mal placée. A chaque vol plané de micro, escalade d’ampli ou danse digne d’un Real wild child, le public répond au quart de tour en chantant mot à mot I wanna be your dog, en sautant en l’air avec une énergie folle ou en hurlant sa joie de communier avec Iggy & The Stooges. Même si la basse est trop présente sur les premiers titres, on se délecte d’un son stoogien littéralement en fusion ; Loose, 1969 et Down on the street propulsent d’entrée le fan du combo du Michigan dans le paradis du rock garage. Après, avec un son plus équilibré mais toujours ultra puissant, c’est l’extase sonique ; Tv Eye, Dirt, 1970 (sur lequel Iggy crie en boucle « I feel alright ! »), Fun house et son sax entêtant ou Real cool time. Même s’ils sont clairement plus faibles (voire pathétique pour le titre Dead rock star sur lequel Iggy vocalise comme un hard rocker de base), les trois nouveaux morceaux enregistrés avec les Stooges ne gâcheront pas la soirée, Skull Ring, et surtout Little Electric Chair pouvant même constituer une promesse pour un éventuel nouvel album 100% Stooges. Une heure et huit minutes après son début, la performance se termine (forcément trop tôt pour le public, en transe) par un rappel enflammé sur Not Right et I Wanna be your dog. Le public du Zénith de Paris était venu pour assister à un Rock show d’Iggy & The Stooges, il n’a pas été déçu, il a même eu le privilège de passer un Real cool time devant une des meilleures performances de l’Iguane sur le sol français…


Droit dans ses jeans - dont le bouton de braguette a souffert le martyr - malgré une jambe folle, Iggy salue en compagnie de son fier combo et s’en va rejoindre son acolyte Peaches dans les loges. Un peu plus tôt, la furieuse Berlinoise avait assuré une sauvage première partie de 45 minutes où les côtés trash, provoc et outrageusement vulgaire de son peep show electro rock hip hop avaient fait merveille, malgré un son assez ignoble. Avec de multiples tenues de strip teaseuse, des guitares dignes du groupe Kiss, un répertoire tonique (Rock show, I don’t give a fuck, Shake yer dix etc), deux danseuses en (très) petites tenues, un nombre incalculable de gros mots éructés avec conviction dans le micro, une brûlante séance de boggie woogie à cheval sur une de ses partenaires et autres léchages complaisants de guitare Flyng V, Peaches avait placé cette soirée - de rêve ! - sur les bons rails, la suite allait le confirmer au delà des espérances de chaque fan des Stooges !


(Photo www.iggy-pop.com)

A lire également, les chroniques du nouvel album des Stooges, The Weirdness (sorti en mars 2007), du dvd Live in Detroit, de Beat 'em up et de Skull ring.


www.iggypop.com
www.sonymusic.com/artists/IggyPop/
www.geocities.com/mnenno


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 14/07/2004

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire