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Probot

Probot
Southern Lord - 2004

Cela prendrait trop de temps de dire ici tout le respect que nous inspire l’immense Dave Grohl… On peut tout de même brièvement rappeler aux plus jeunes que sa contribution en temps que batteur de Nirvana fut prépondérante dans la puissance du groupe de Kurt Cobain, que les Foo Fighters donnent depuis leurs débuts des concerts explosifs et que le batteur Dave Grohl a propulsé le dernier album des Queens of The Stone Age dans la stratosphère.

Avec Probot, le John Bonham des années 1990 et 2000 souhaite rendre hommage à tous les groupes de Metal qu’ils l’ont marqué entre 1983 et 1990. Si l’entreprise témoigne d’une louable volonté de renvoi d’ascenseur, le résultat n’atteint pas des sommets de créativité et fera fuir à grandes enjambées les non-fans de Metal. Le petit Dave s’est en effet offert un petit plaisir coupable : composer des morceaux et les faire chanter par ses héros 100% heavy.

C’est donc avec une extrême circonspection qu’on découvre Centuries of Sin le premier morceau du disque, méchamment grogné par Cronos de Venom. Celui-ci espère faire peur mais ne provoque qu’un sourire amusé sur ce titre, pas exactement mémorable. Sur les onze morceaux de Probot, la plupart ne se démarquent en rien du tout venant de la production métallique banale, la palme du douteux revenant aux couinements - très hard rock des années 80 - de King Diamond et Eric Wagner sur Sweet dreams et My tortured soul.

Toutefois, ne pas signaler les réussites (même mineures) que sont Red war (avec Max Cavalera au chant) et Shake your blood (avec Lemmy de Mortorhead derrière le micro) relèverait de l’escroquerie. Tout en vociférant de manière gutturale, l’ex-leader de Sepultura cosigne un morceau aux riffs titanesques ; Lemmy, quant à lui, hurle un rock qui remue effectivement les sangs.

Ce disque anecdotique s’adresse donc exclusivement aux fans des groupuscules qui ont bercé la jeunesse de Dave Grohl. Ces chantres du heavy Metal ayant donné envie au jeune Dave de cogner comme un forcené sur une batterie, ils méritent qu’on les remercie chaleureusement pour cela… et pour cela seulement !


www.southern.net/

chronique publiée le 23/02/2004


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