21/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
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Output Express #1

Dead Combo / Black Strobe
Output Recordings - 2004

Dead Combo - You Don’t Look So Good (Output Recodings - 2004)

Black Strobe - Chemical Sweet Girl E.P. (Output Recodings - 2004)


Il n’est plus besoin de présenter le label de Trevor Jackson. Output Recordings a marqué le début du XXIème siècle en proposant à tous les fans de musique « underground » un panel d’artistes aussi éclectiques que le post-rock de Kieran Hebden avec son groupe à géométrie variable Fridge, l’électro sombre de 7 Hurtz ou tout simplement la propre machine à danser du patron, Playgroup, auteur d’un douloureux mais très jouissif Make It Happen, qui à fait date sur les dance-floor en remettant au (bon) goût du jour le dub-industriel de P.I.L.

C’est quand même avec beaucoup de circonspection qu’on accueillera ses nouveaux artistes, en particulier Dead Combo et tous leurs copains thuriféraires de Suicide, Pere Ubu et bien d’autres groupes obscurs de la vague no-wave.
Le single du pré-cité qui porte bien son nom est bien plus facile à digérer que ne l’était l’album entier (avec une version « destroy » de Let’s Dance de Bowie et véritable hagiographie de Suicide, d’Alan Vega sous l’influence des Spacemen 3), et vaut surtout pour sa version décalée de Trevor J., avec son orgue baroque et une belle montée acide sous le bombardement de multiples beat-box et synthés. Le deuxième est un mix « bleep » de Otherfucker ; donc bien expurgé, très « Pop-Corn » sous ecstasy qui ravira tous les amateurs du premier album de LFO ou d’Altern 8. Le dernier mix de Larry 7 est une mise sous camisole gothique amphétaminée.

Black Strobe, c’est un secret de polichinelle, c’est en fait Ivan Smagghe (Dj fameux et créateur du label house « Set ») et Arnaud Rebotini (aka Zend Avesta), qui s’amusent comme des p'tits fous à revisiter sans vergogne les us et coutumes des utilisateurs de synthés de la new-wave et de la première vague électro. On pourrait à juste titre les taxer d’opportunistes (ce qu’ils sont probablement…), mais n’empêche qu’un morceau comme Me & Madonna est une véritable bombe des pistes de danse avec son refrain entêtant, son beat imparable et sa basse « New Ordienne » qu’on jugerait être un inédit du quatuor de Manchester. Le reste de ce mini-LP surfe sur la belle vague « electro-clash » avec une rigueur teutonne, comme l’atteste The Abwehr Disco et son synthé tout droit sorti des prisons est-allemandes. Le remix de Me & Madonna (2 Fairlight bitches) semble avoir été trituré et malaxé par un Arthur Baker extirpé de sa dope, mais pèche par sa grandiloquence de synthétiseurs (des Fairlights peut-être ?…), et le Chemical Sweet Girl (Alter Ego Remix) flirte avec de mauvais relents « d’electro-body music ».

Ceux qui s’ennuient en regardant la Star’Ac me béniront en écoutant ces 2 petites galettes qui sentent bon la sueur et les muscles…tout un programme !

PS) Vous vous en êtes aperçus, mais impossible pour moi de ne pas utiliser le mot « synthé » ou « synthétiseur » pour chroniquer !


www.outputrecordings.com

chronique publiée le 26/10/2004


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