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American Idiot

Green Day
Warner Bros. - 2004

Au Mexique, la piraterie ne passe pas encore par Internet mais plutôt sur les marchés, dans la rue ou le métro, où l’on peut trouver des vendeurs à l’étalage qui vous fournissent pour 10 pesos (même pas 1 euro) un album gravé avec sa pochette. Je ne suis pas fan de Green Day mais j’étais assez curieux d’écouter leur dernier opus American Idiot. J’ai donc fait mes emplettes au marché. Je crois pas que Green Day m’en voudra. Ils sont punk, non ?
Quoique... Pas si sûr à l’écoute de cet album. On ne pensait pas les retrouver à ce niveau dix ans après Dookie. Mais la bêtise de Bush a influencé ce brûlot politique et épique. C’est un album-concept, à l’image de Jesus Of Suburbia, une chanson de 9 minutes et cinq parties qui parle de la chute du rêve américain. Autre chanson de 9 minutes, Homecoming, qui se rapproche plus de l’opéra rock des Who que des compositions d'un groupe de punk. Cette chanson est assez monstrueuse sans être grasse. On y entend du piano, de la guitare acoustique et des arrangements se rapprochant de la musique classique.
La power pop Extraordinary Girl ferait pâlir d’envie Nada Surf, la ballade Wake me up when september ends est d’une mélancolie éblouissante, Are we waiting nous fait penser à du Clash mélangé à du U2. Mais que les fans se rassurent, on retrouve des morceaux punk typiques Green Day, comme le single American Idiot (mais qui ça peut bien être ?).
Un album intriguant et intéressant. Merci George !


www.greenday.com

chronique publiée le 26/10/2004


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