23/09/2019  |  5233 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/09/2019 à 11:27:25
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Solarized

Ian Brown
Polydor - 2004

Quand un artiste arrête de prendre des substances illicites, il cherche l’inspiration dans la religion (Leonard Cohen, Bob Dylan, Daniel Darc…), pratique la méditation et se met à voyager dans des pays orientaux. Ian Brown, durant l’époque des Stone Roses, a largement abusé de substances chimiques. Je ne sais pas ce que pratique Ian Brown, mais un voyage au Japon a apparemment influencé l’album Solarized (plus dans l’esprit que musicalement) et on sent notre bonhomme zen, libre et détaché du monde musical et de son cliché sex & drugs…
Détaché comme sa voix, si caractéristique et charmante, qui a influencé sans aucun doute Liam Gallagher d’Oasis. D’ailleurs, le frère de ce dernier lui rend la pareille en composant la musique de l’excellent single Keep what ya got, un parfait mélange entre Oasis et Stone Roses (avec un passage de guitare aérienne à la John Squire). C’est le morceau le plus « normal » d’un album hybride, foutraque et étrange. Finalement, l’influence asiatique ne se fait ressentir que sur l’introduction de Longsight M13, et surtout sur Solarized où l'on entend même le bruit d’insectes enregistrés à Tokyo. Après, on voyage plutôt au Mexique avec Time is my everything et ses trompettes très mariachis. Direction l’Inde avec One way ticket to paradise, qui mélange musique hindou et électronique. L’album se clôt avec la très dansante et techno Kiss ya lips.
Peut-être pas si assagi que cela, finalement, ce Ian Brown ?


www.ianbrown.co.uk

chronique publiée le 01/11/2004


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire