20/10/2019  |  5246 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/10/2019 à 17:49:20
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On the beach

Neil Young
Warner Bros. / Reprise - 1974 rééd. 2003

Réédité pour la première fois en CD en 2003 et initialement publié en 1974, On the beach est un des albums majeurs de Neil Young. Particulièrement déprimé au moment de sa composition, le « Loner » apparaît de dos face à la mer sur la pochette ; il a semble-t-il planté sa Cadillac dans le sable avant de s’accorder un rafraîchissement sous un parasol. Rien d’étonnant donc à ce que l’on trouve sur On the beach une forte concentration de morceaux avec le mot « blues » dans le titre : les excellents Revolution blues, Vampire blues et Ambulance blues… Le long morceau titre, On the beach, décrit bien l’état d’esprit du taciturne Canadien à l’époque. Habité par une foule de doutes, l’homme se retrouve seul sur la plage à regarder les mouettes. Chez certains cela donnerait une chanson mièvre à pleurer, mais là le grand Neil produit une déchirante ballade Laid Back traversée par une guitare aigrelette…

En fait, l’album entier est composé de titres tourmentés empreints de rock, de folk music, de country et de blues, le tout sur des textes sombres et glaçants… Revolution blues est, par exemple, un fascinant morceau rock dont le texte est écrit selon le pont de vue du psychopathe Charles Manson, un « paisible » songwriter qui poussa ses disciples à massacrer des innocents… Neil Young l’avait fréquenté avant le drame, on imagine aisément sa surprise quand il apprit la nouvelle ! Un peu plus loin, il est impossible de ne pas être saisi par la beauté poignante de See the sky about to rain, une country song pessimiste au piano Wurlitzer avec Ben Keith à la Pedal Steel Guitar, et For the turnstiles, un parangon de folk song avec voix sur le fil du rasoir, banjo et guitare dobro…

L’album On the beach compte huit titres aussi réussis les uns que les autres. Au même titre que Zuma, Everybody knows this is nowhere, Tonight’s the night ou Rust never sleeps, on peut donc lui attribuer sans aucun problème le qualificatif de « chef d’œuvre ».

A lire, une chronique de concert de Neil Young au festival Roskilde 2008.


www.neilyoung.com/


chronique publiée le 30/12/2003


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