17/11/2019  |  5266 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 16/11/2019 à 16:22:04
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Power, Corruption & Lies

New Order
Factory / WEA - 1983

Après le désastre annoncé du premier album Movement (avec un producteur, Martin Hannett, qui pète les plombs, des sessions carcérales sous acides et une procédure judiciaire de ce même Martin contre son propre label Factory…), New Order semble enfin exorciser le démon Joy Division. Après le succès inattendu du single Blue Monday, le quatuor mancunien poursuit sa recherche identitaire et trouve enfin son graal.
La pochette concoctée par Peter Saville est mystérieuse avec sa reproduction d’une nature morte de Fantin La Tour, aucune indication pour savoir à qui appartient cette galette, ni quel nom elle porte ; il faut ouvrir la pochette et sortir le disque pour enfin découvrir le titre Power, Corruption & Lies.
La noirceur de jadis a fait place à la lumière et The Age Of Consent débute le bal par la basse de Peter Hook qui vrombit et le chant fragile de Barney qui enfin prend de l’assurance.
Entre l’essai jazzy (réussi !) de We All Stand, le proto-disco de 5-8-6, la première face sent bon la fraîcheur d’une Pop enlevée, mélodique et dansante.
La deuxième face s’ouvre par l’hymne en devenir Your Silent Face (sur la cassette, prénommée KW1 en hommage à Kraftwerk), une chanson immensément belle qui nous rappelle ô combien New Order est passé maître dans l’art de composer des mélodies pop aussi belles que certains émeraudes du Mersey Side.
Ultraviolence et sa rythmique implacable, rappellera aux amnésiques les antécédents Rock et Punk de New Order, et surtout démontrera sans aucune ambiguïté que les sempiternels aller-retour Manchester-New York (Paradise Garage en particulier) étaient fructueux dans la découverte de nouvelles influences musicales (Hip-Hop, Disco, Funk et Electro).
Leave me Alone, ballade bouleversante clôt Power, Corruption & Lies avec la présence tutélaire de la guitare de Barney et de la basse de Peter Hook qui se répondent tout au long de ce merveilleux album, comme de vieux amants qui n’ont plus besoin de se parler et qui communient par de langoureuses et belles étreintes.
New Order réussit là où bien d’autres ont échoué ; Barney, Hooky, Stephen et Gillian appartiennent désormais à l’histoire, à mon histoire…
Chef-d’œuvre.


www.neworderonline.com
www.worldinmotion.net

chronique publiée le 24/03/2005


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