17/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
The Concretes

The Concretes
Heavenly / EMI - 2004

Depuis la volée de revers de Stephan Edberg, la Suède ne nous avait rien proposé d’aussi délicat et sophistiqué que ce premier album livré par ce collectif de Malmö. A l’origine du groupe, trois lycéennes éperdues des comptines dépravées du Velvet Underground auxquelles vont s’ajouter peu à peu cinq garçons. Le groupe connaît une aventure malheureuse avec un label américain, puisque le patron du label en question s’ évapore avec la démo leur premier EP. Mais la chance tourne, EMI par le biais des anglais d’Heavenly leur propose un contrat et le monde – enfin presque – découvre la pop raffinée des Concretes.
D’entrée, impossible de ne pas craquer sur la voix boudeuse de Victoria Bergsman, sur ses murmures de petite fille timide quelque part entre Nico et Hope Sandoval. Les Concretes écrivent des chansons simples dans la forme mais riches dans les arrangements : cuivres, cordes et orgues s’y entremêlent en parfaite harmonie. Sur You can’t hurry love, le rythme s’accélère pour mieux redescendre avec le langoureux Lovin Kind. Parfois, ces chansons sont juste parfaites comme le très délicat Lonely as can be.
Au détour d’un morceau, on croit croise l’ombre du Velvet, celui de Stephanie Says, celui libéré des pulsions bruitistes et démoniaques du duo Reed-Cale. Puis il y a Diana Ross qui sonne comme du… Ronettes joué par Belle and Sebastian : vraiment trop craquant. Décidément, ces mélodies évanescentes et ces chœurs amicaux ne vous veulent que du bien. Ils souhaitent seulement trouver refuge dans nos têtes. Ils s’infiltrent dans nos petites âmes délicates pour un bon moment et finissent par devenir de précieux amis. Pour ne rien gâcher, le groupe nous offre deux clips d’animations assez irrésistibles avec un sympathique léopard plus des filles et des garçons en blanc.

A lire également, une chronique du concert donné par The Concretes en janvier 2005 au Nouveau Casino (Paris).


www.lickingfingers.com

chronique publiée le 26/03/2005


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire