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DNA on DNA

DNA
No More Records - 2005

Ce qu’il y a de bien avec ce genre de réédition, c’est qu’enfin les références, tant de fois lues dans des articles, citées par tant d’artistes, ne deviennent pas qu’un seul mot imprimé sur un papier anonyme, mais une réalité audible…
DNA, 3 lettres qui résonnent dans toutes les têtes des adeptes de cette musique qu’on appelle NO WAVE.
A l’origine, Brian Eno, en visionnaire éclairé, avait sorti la compilation No New York, disque culte puisqu’il regroupait dés 1977, Lydia Lunch et ses « Teenage Jesus & The Jerks », The Contortions (et le saxo fou de James White), Mars, Pere Ubu et surtout DNA, emmené par le guitariste américano-brésilien Arto Lindsay et la batteuse japonaise Ikue Mori. Cette pierre d’angle apposée à l’édifice de cette scène New Yorkaise de la fin des années 70 a permis à bien d’autres artistes de se faire un nom et surtout de connaître un auditoire plus large.
Décrire la musique de DNA est une mission périlleuse voire impossible, tant l’énergie dégagée annihile toute analyse littéraire et musicale.
JM Le Clézio parlait volontiers de limite de l’écriture à propos des « Chants De Maldoror » de Lautréamont ; on pourrait le paraphraser pour DNA.
Pour moi, elle est à la limite de la musique, tant les notes sont bafouillées dans l’urgence absolue de se rebeller devant le Tout-Puissant. Dans cette interprétation, Arto et Ikue ont surtout réussi à retrouver l’énergie salvatrice des motifs harmoniques à répétition qui existent depuis des centaines d’années dans toutes les cultures.
Du Brésil au Japon, en passant par New York, ultime point de rencontre fortuite, la musique de DNA musèle toutes les modes pour ne faire apparaître que des soubresauts, des flashs de magie noire…


chronique publiée le 27/04/2005


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