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The Repulsion Box

Sons and Daughters
Domino - 2005

Au lieu de passer leurs journées à recompter les Livres et les Dollars amassés par Franz Ferdinand, les dirigeants de Domino donnaient leur chance l’an dernier à quatre jeunes gens perdus entre concerts anonymes et jobs alimentaires. Mis sur orbite par la grâce d’un Johnny Cash, premier single à la rage intérieure contagieuse, Sons and Daughters faisait souffler une fois encore le vent de l’espoir du côté de Glasgow, avec son mini EP Love The Cup.
Emmené par Adele Bethel et Scott Paterson, couple de blanc becs à la beauté désuète, le groupe livre un premier album attendu avec fébrilité. The Repulsion Box ne donne pas dans la caresse, les compositions sont dépouillées, le son cru presque décharné, le tout sonne terriblement bestial et aride. Les émotions sont passées au Karcher, il ne reste alors que rage et frustration. Difficile de raccrocher Sons and Daughters à un courant, pour faire court disons qu’il s’agit d’une union bâtarde entre âme folk et sauvagerie punk. La rigidité fiévreuse de certains titres comme Medecine ou Monsters rappelle The Fall, Dance Me In sonne comme du Kills avec une vraie chanteuse. Car Adele Bethel ne se contente pas de jouer les ravissantes. Elle hurle, se révolte, nous crache à la gueule et trop faibles, on en redemande. Parfois Scott Paterson lui répond, avec le timbre d’un chanteur de country sur le retour (Rama Lama). Pourtant, ces jeunes gens sonnent terriblement modernes, malgré eux et malgré les robes pour saloon. Ici, pas de subversion bon marché apprise dans un amphi d’Art School, mais une révolte intérieure prête à vous péter à la gueule. Johnny Cash peut reposer en paix.


www.sonsanddaughtersloveyou.com
www.dominorecordco.com

chronique publiée le 28/06/2005


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