21/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
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Room on fire

The Strokes
RCA / BMG - 2003

Deux ans après sa sortie, le premier album des Strokes s’écoute toujours avec autant de plaisir. Les puristes de service qui avaient jugé ce groupe uniquement sur son apparence hautaine, ses origines huppées et son succès immédiat orchestré de main de maître doivent être tout penauds.

Pour donner une suite à leur premier effort réussi, les Strokes ont eu l’opportunité de travailler en studio avec Nigel Godrich, le producteur de Radiohead, Beck et Pavement, entre autres… Trop frileux ou ne s’estimant pas encore prêts à changer leur son, ils ont préféré se retrouver avec leur vieille connaissance Gordon Raphael, l’heureux producteur d’Is this it, leur premier opus.

En toute logique, dès le premier morceau - What ever happened ? -, Room on fire sonne comme un petit frère de son prédécesseur sorti en 2001. A la petite différence que l’effet de surprise ne joue plus cette fois… Néanmoins, dire que cet album est mauvais relève purement et simplement de l’escroquerie. Car on retrouve la voix cool de Julian Casablancas, le mélange habile de punk new wave et de pop, les guitares aiguisées comme des couperets, les mélodies parfaites et même un single imparable, 12:51.

Room on fire est un petit peu moins immédiat et percutant qu’Is This it mais cet album devrait se bonifier et prendre de la patine avec le temps. Le groupe aura tout son temps de modifier ses méthodes de travail pour le prochain album, il faudra seulement penser à garder ce côté décontracté, frais et pop qui fait le charme du combo new-yorkais.


www.thestrokes.com

chronique publiée le 01/11/2003


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