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Paris Blue

Kyle Eastwood
Candid / Harmonia Mundi - mai 2005

Kyle Eastwood suit le chemin de son père en composant une musique Jazz de qualité, mais n'a pas fait l'erreur de se mettre au saxo (ndr, souvenez-vous de Birdy qui retrace la vie de Charlie Parker, la musique c'était aussi lui mais Clint veillait au dessus de son épaule).

En fait, il s'agit d'une histoire de famille et ce, dès l'apparition de Kyle dans le film Honkytonk Man. Il cède ensuite à la tentation de la musique est devient un musicien de studio renommé. Se lance finalement dans une carrière solo (mais toujours entouré de musiciens doués) et compose les musiques de Mystic River et dernièrement, de Million Dollar Baby, deux films tournés par son père. Quoi de mieux pour se faire connaître et remarquer quand on sait que les films d'Eastwood sont vus par des millions de personnes et pratiquement tous Oscarisés !

Voici maintenant Paris Blue, un premier essai qui sort des sentiers tranquilles de la production musicale cinématographique. Plus de risques ? Oui, certainement, car la critique Jazz est sans appel et plus dure que la critique rock. Si c'est mauvais et même si c'est le "fils de"..., les puristes Jazz descendront l'album. Et là, belle surprise, Paris Blue est un très bon disque de Jazz qui peut être écouté par tout le monde (gage de qualité ? ça dépend...). L'ouverture se fait sur une ritournelle et un couplet sifflé accrocheurs : Big noise (from Winnetka) entraîne mon audition vers les temples du Jazz parisien, Le caveau de la Huchette ou le New Morning. Puis les six autres compositions s'enchaînent, majestueuses dans leur étui de velours : à retenir, Le Pont Royal, Solferino et Cosmo. Merveilleux bassiste, Kyle est accompagné de Kendal Kay à la batterie, Doug Webb au saxophone Ténor, Lee Thornberg à la trompette, Michael Stevens à la programmation (c'est justement grâce aux boucles que la magie se réalise) et une ribambelle d'autres musiciens qui laissent béat de bonheur.

La force de Kyle Eastwood est de mixer rythmes électro sur des airs de Jazz classique, mais je mettrai un bémol sur l'utilité des deux derniers titres remixés. Ils ne servent à rien, à part combler un vide : sept titres n'étant pas considérés comme un album alors que neuf, probablement. Enregistré entre la Californie et Paris dans les studios Bellechasses, Click Clack et Tex Avrill, on retiendra aussi la pochette. Tel Mandrake, Kyle se confond avec Clint et le fils rend un bel hommage à la carrière cinématographique de Dirty Harry.

Allez-y les yeux fermés, c'est du Jazz de haute tenue et pour quelques "dollars" en moins, il ne faudrait pas se priver !


www.candidrecords.com

chronique publiée le 04/08/2005


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