15/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Tsuji Giri

Tsuji Giri
Munkfaust Records - août 2005

Produit par Steve Albini (PJ Harvey, Nirvana...), le premier album de Tsuji Giri arrive maintenant dans les bacs, soit Manchester croisant le fer avec Sonic Youth, Shellac ou bien encore Ikara Colt. Des mélodies incendiaires, des riffs décapants, une énergie à en découdre, Tsuji Giri décape et met volontairement le feu à une scène qui ne recueille pas éloges et reconnaissance, pourtant mérités.
Arranging teeth in a bloody sink Armies + Spies et Raise yr expectations installent l'univers sombre, violent et angoissant de ces jeunes qui, eux, ont le mérite de ne pas usurper un style mais de l'enjoliver, de le sublimer. Waiting for missy me donne la possibilité de reprendre mon souffle. La voix de Martin Greenwood, cassée, révèle une mélancolie installée... insouciante. L'amour blesse, l'amour rend fou quand il se termine. L'album Tsuji Giri est comme le film de Yoichi Sai avec Takeshi Kitano, Blood and Bones : d'une violence constante, avec des moments graves qui en deviennent sublimement beaux et sordides. Sur Darkthoughtsbaby, la basse s'affole, le chant hurle sa douleur, son incompréhension. Ces garçons ne sont pas là pour rire ou pour se fourvoyer... Ils composent la musique qu'ils aiment, se font plaisir et font par conséquence plaisir à ceux qui oscillent entre punk noisy et noisy rock. Je n'oublierai pas de dire que pour le moment il ne s'agit que d'import mais avec Internet tout est permis. A découvrir d'urgence mais on en sort vidé, épuisé, mort, comme après une histoire d'amour !


www.anexium.com/tsujigiri/home.htm

chronique publiée le 04/08/2005


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire